
Un certain nombre de propos tenus par Patrick DEVEDJIAN, la semaine dernière ou Gérard LONGUET ce matin, font peser un doute sur le projet de loi défendu par Nicolas SARKOZY il y a quelques mois. Nous avons eu un débat et nous avons pris une position qui n’était pas celle reconnue par le gouvernement. Cela étant, la fixation des dates a procédé d’un débat public avec une prise de position du gouvernement et d’un texte défendu à l’Assemblée nationale par le ministère de l’Intérieur. L’idée qu’il puisse y avoir aujourd’hui réouverture d’un débat tranché au niveau national est absolument insupportable en matière démocratique.
Nous considérons que des dates ont été posées avec un calendrier prévu. Les arguments ayant été validés par l’Assemblée, le texte n’appartient plus au domaine du débat.
Tout cela donne l’impression que Nicolas SARKOZY dans la position qui est la sienne et dont on ne sait pas si c’est encore celle du ministre ou du déjà candidat, a du mal à assumer la réalité des actes qu’il a posés ces derniers mois. Retour sur ses déclarations sur GDF, aujourd’hui, retour sur le texte qu’il a fait voter à l’Assemblée nationale sur la date des élections municipales.
Si la politique consiste à vouloir se désengager point par point sur tous les textes défendus devant l’Assemblée nationale, alors cette conception de la politique pose question. Pour nous la question des élections municipales est tranchée, la droite a fait voter un projet de loi que nous n’avons pas voté, mais il s’applique car il a obtenu une majorité à l’Assemblée nationale.
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