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Mardi 28 février 2006
 

Education,

 Section de Dijon du Parti Socialiste

 Section Jean MOULIN

Mettre l’éducation au cœur de notre projet et du message que nous voulons adresser à la jeunesse, c’est d’abord lui redonner son sens. La droite en a une vision purement instrumentale.

 

Loin de vouloir s’attaquer aux inégalités fortes qui rendent notre éducation fragile, elle les accentue et, à l’image de ce qu’elle fait dans toute la société, elle segmente les niveaux d’éducation et accroît la division de la jeunesse. Les socialistes considèrent au contraire que l’éducation au sens large, l’école, l’enseignement supérieur, la recherche sont la priorité. Car, elles sont à la base de l’évolution sociale. Une éducation plus juste c’est, à la fois, le moyen et le signe d’une société plus juste et, par là, plus confiante en elle-même. La réussite de notre pays n’est pas séparable de la réussite de ses habitants. Cela passe par une volonté forte de donner aux jeunes les chances les plus égales possibles de réussite et de promotion sociale. A l’égalité des chances contreviennent, on le sait, d’une part l’inégalité des conditions sociales, d’autre part la diversité des jeunes et leurs intérêts différents. A la première, les socialistes ont répondu et répondront demain par une offre de moyens supplémentaires pour les élèves, les étudiants, les familles qui connaissent des difficultés. A la seconde, nous répondrons par des pédagogies plus diversifiées et de meilleures conditions d’accueil.

 

Deux projets entre la droite et la gauche se font d’ores et déjà face et s’affronteront en 2007. C’est pour cela que le projet des socialistes s’adresse à tous les Français, enseignants, parents, élèves et étudiants, car jamais l’éducation n’a été autant au cœur des préoccupations des attentes, parfois des révoltes des Français. Nous avons conscience de défendre avec l’éducation pour tous un modèle de société qui doit préparer à l’exercice d’une citoyenneté pleine et entière, à l’âge adulte, qui doit donner une qualification durable permettant de trouver un emploi, qui doit permettre l’exercice libre de la raison.

 

De cela, découle plusieurs principes qui guident nos propositions :

·         Notre vision d’une réussite pour tous exclut l’idée d’une orientation précoce dès l’âge de 14 ans comme le fait la droite qui durcit encore plus les destins sociaux et les inégalités.

·         Pour instruire et éduquer convenablement tous les enfants, il faut privilégier la lutte contre les inégalités et l’échec scolaire dès la petite enfance, à l‘école bien sûr et hors de l’école ; il faut varier les rythmes d’apprentissage et, où et quand cela est nécessaire, trouver les moyens d’un enseignement en petits groupes de niveaux ; il faut rénover la politique des Zones d’Education Prioritaire, en concentrant les moyens pour les territoires qui cumulent toutes les difficultés mais, également, en développant les aides scolaires et sociales à l’échelle des individus ; il faut permettre la poursuite de la scolarité, après un brevet rénové sanctionnant l’acquisition d’une culture commune, en organisant mieux les filières des lycées, davantage liées à des projets d’orientation professionnelle. C’est en luttant pour la justice sociale, avec une diversification des moyens, la présence d’adultes plus nombreux dans les établissements que seront mieux réunies les conditions d’une éducation dans la sérénité, la première des exigences pour les enseignants et les élèves.

·         Toute tentative de réforme en profondeur de l’éducation nationale échouera si l’on ne réforme pas également l’enseignement supérieur, et tout particulièrement le premier cycle universitaire où le taux d’échec est trop élevé. Les moyens pour l’enseignement supérieur sont en cause, ils ne sont pas à la hauteur de l’exigence d’une société de la connaissance. Mais, il en va aussi, pour porter l’intelligence française au meilleur niveau, de la nécessité de restructurer l’ensemble de notre système, les universités, les grandes écoles, les organismes de recherche pour créer de grands « pôles » structurant notre enseignement supérieur.

 

 

 

·         La nécessité d’évoluer dans son métier est un des principes qui s’imposeront de plus en plus dans une société de la connaissance. Tout ne se jouera plus dans la seule formation initiale. La nécessité d’une formation tout au long de la vie sera une obligation pour l’individu, une exigence pour la société, un devoir pour l’action politique. 

 

Pour redonner confiance dans l’éducation, nous sommes convaincus qu’il faudra le soutien et l’action de tous. Les enseignants, d’abord, qui doivent voir améliorer les conditions de leur métier, tant en ce qui concerne leur formation que leurs évolutions de carrière. Les personnels concourant au bon fonctionnement de l’école. Les parents dont le rôle est fondamental et qui doivent être associés au projet éducatif de leurs enfants. Les jeunes, évidemment, qui, à tous les niveaux du système éducatif doivent être respectés, encouragés, responsabilisés.

par Laurent GRANDGUILLAUME - Secrétaire de la section publié dans : Education
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Commentaires

Proposition :

L'acquisition des connaissances, savoirs faire et savoirs être, doit pouvoir se faire par l'intermédiaire de modules, au contenu restreint et bien défini, à l'école et tout au long de la vie. Un diplôme est alors un ensemble défini de modules acquis - Brevet, CAP, coiffure, Bac, licence, boulangerie, agrégation, chaudronnerie, etc..


Mise en oeuvre :


A l'école les modules doivent pouvoir s'assimiler en seize semaines (avec un horaire plus ou moins lourd) ce qui compte tenu du temps nécessaire aux mises en places diverses, formation des groupes, absence courte, jours de tests ou autre mode de contrôle des acquis doit permettre de "digérer" deux modules d'une même matière dans une "année scolaire traditionnelle actuelle".


Les enfants - étudiants - adultes en complément (reprise - adaptation - continuation - réorientation) de formation doivent avoir dans leur projet de formation, à la fois des modules directement liés à leur projet (métallurgie - traduction langues - informatique - musique - etc) mais aussi des modules de culture, de citoyenneté, de service civique , d'histoire,  d'activité sportives, etc qui seront optionnelles mais obligatoires (nombre variable - assiduité de travail ou notation?) pour valider les autres modules.


Certains modules de formation (selon les possibilités locales?) peuvent s'obtenir dans des lieux autres que l'école (académie musique - entreprises - clubs sportifs - association d'entraide - etc). Un enseignant de l'éducation nationale doit alors suivre les élèves ou adultes en formation à l'extérieur (comme actuellement pour les stages en entreprise)


C'est en quelque sorte le principe de la Validation des Acquis de l'Expérience.


Compléments informatifs :


Les enfants que nous sommes tous amenés à connaître (à travers nos rôles de parents - grands parents - amis divers - enseignants - clubs - association) présentent des capacités qui varient dans le temps, des "dons" très variables, des goûts multiples, des caractères changeants et divers, une histoire personnelle spécifique.


Il est illusoire de croire que l'on peut former des produits identiques (et pourquoi tous pareils?) avec des êtres vivants si différents.




Il est préférable de mettre en avant, et de comptabiliser, les capacités de chacun, aussi diverses soient elles, ce qui permet de progresser sur des réussites et non d'avancer sur la fermeture des filières en fonction des échecs aux concours ou examens.




A l'école, autre point important, la durée des études avant délivrance d'un diplôme, c'est à dire la reconnaissance des capacités acquises. Aujourd'hui de très nombreux cycles durent deux années. S'il y a échec c'est une année complète à refaire sur le seul programme de la dernière année alors qu'il y a peut-être des manques qui remontent à plus loin (maladie - manque de travail - changement d'établissement - problèmes familiaux - mauvais contact avec la classe ou quelques enseignants)


L'idée est donc d'avancer essentiellement par modules (il y a le français avancé d'une année pour le bac - contrôle continu pour de nombreuses matières dans les examens actuels - travaux personnels encadrés - stages professionnels divers - trimestres en facultés). Si un module n'est pas réussi après les seize semaines de cours l'élève reprend ce module (et le suivant si les enseignants jugent cela possible en capacités et en places disponibles) pour le valider. Il est possible de prévoir (selon les besoins de chaque établissements ou d'un bassin d'éducation) des modules de rattrapage pour les élèves qui le souhaitent (pendant les vacances?) puisque  ce sont des programmes relativement courts (en huit semaines si l'horaire est doublé).

commentaire n° : 1 posté par : Alain MARCHAND le: 28/02/2006 13:04:16

Réflexion très prosaïque  : est-il possible d'écrire les articles un tout petit peu plus gros ! Désolée d'être aussi peu productive pour l'instant mais la forme c'est important,  pour comprendre le fond.

 



Merci à tous et amitiés socialistes


Christine

 



 

commentaire n° : 2 posté par : ch renaudin le: 02/03/2006 14:54:11

Bonjour,


Une réforme de l'école pourquoi pas? Encore une diront certains, mais ils oublient que la société et ses individus changent et nécessite une adaptation continue qui ne peut pourtant pas être totalement séquentielle ni uniquement graduelle. Ce que je préconise c'est de ne pas tomber dans la pure idée d'égalité des chances dont on sait (et on observe) qu'elle ne pourra jamais exister véritablement. La droite en supposant légitime l'égalité des chances rend légitime toutes inégalités ensuite comme si l'école pouvait à la manière d'un tirage au loto mettre tout le monde sur le même pied pour mériter le gros lot: puisque chacun n'a pas plus de chance qu'un autre de tirer les six bons numéros celui ou ceux qui remportent la mise ne le doivent qu'à leur chance (mérite pour l'école) ce qui devient donc équitable (juste pour le dire autrement). Voilà coment passer du désir d'égalité des conditions dans une société (ce qui ne veut pas dire uniformisation) à celui de l'équité. Ce concept pervers d'équité est légitime mais pas au point d'en faire un unique principe de justice. N'oublions pas que nous ne prenons pas l'ascenceur dans un vide social où  chaque personne appuirait selon son mérite, ses capacités, son travail... sur le bouton de l'étage qu'il peut atteindre. D'une part on ne peut pas tous s'entasser au dernier étage d'autre part dans une société si tous les étages sont nécessaires, chacun ne part pas du même étage. Ainsi, ne pas céder à ce principe monolithique c'est accepter qu'on peut toutefois donner le plus de chances (même si c'est bien autre chose que de la chance) à tous au départ et accepter que derière l'école il y aura toujours des situations qu'il faudra corriger sans  faire endosser toute la responsabilité ni à l'individu ni à l'école.  


Amitiés socialistes

commentaire n° : 3 posté par : Gauthey julien le: 03/03/2006 14:57:59

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