Recherche

Dimanche 26 février 2006




Environnement, qualité de vie, énergie

 Section De Dijon du Parti Socialiste

 Section Jean Moulin 

 

 

 

Ci-dessous, vous pourrez lire une première contribution suite à notre dernière réunion sur l'environnement. cette réunion a eu lieu dans le cadre de la préparation du projet pour 2007. Réagissez, mettez en ligne vos réflexions.

L’enjeu de l’énergie :

Les développements des activités humaines ont eu pour conséquence, depuis ces dernières décennies, une augmentation incommensurable de la consommation des ressources fossiles (pétrole, charbon, gaz…). Nous avons connus en France un développement important qui nous conduit à ne plus être aussi indépendant énergétiquement. Ceci dit, tous les pays émergeants suivent le même chemin.

 

 

Les politiques de maîtrise de l’énergie sont les enjeux majeurs de nos pays industrialisés. L’indépendance énergétique n’est pas évidente à mettre en place. En effet, nous sommes dépendant des énergies fossiles et de fait, dépendant des pays producteurs avec tout le cocktail d’instabilité et de tensions régnant dans ces régions. Face à cela, l’énergie nucléaire a été une solution, mais restera une solution. La problématique, concernant le nucléaire en tant que tel, est la maîtrise des déchets liée au fonctionnement de nos réacteurs. Notre pays doit s’intéresser à ce problème de manière responsable et réalisable. Par ailleurs, il ne faut pas négliger les solutions de remplacements des sources d’énergie pour l’avenir. Nous ne pourrons clairement pas changer du jour au lendemain. Cependant il faudrait s’intéresser sérieusement aux solutions permettant, surtout au niveau des énergie fossiles, de nous rendre indépendant. Plusieurs solutions s’offrent à nous : l’énergie solaire, qui malgré un soutien européen ne se développe pas comme il se devrait ; les biocarburants issus des productions végétales, qui a des soutiens européens et absolument pas nationaux ; la production d’éthanol à grande échelle, qui est plus qu’avancée dans les pays d’Amérique du Sud.

La démarche citoyenne :

Tout citoyen consomme de l’énergie directement ou indirectement. La prise de conscience se fait petit à petit et commence à être ancrée dans les esprits. Cependant, l’idée n’est pas toujours suivie des faits. Tout à chacun doit se responsabiliser et faire passer le message à la fois transversalement et verticalement. Depuis les divers chocs pétroliers, on s’est demandé comment mieux utiliser l’énergie et comment mieux l’économiser. Les transports en communs qui se développent de mieux en mieux et qui devraient être beaucoup plus utilisés par les usagers que nous sommes nous citoyens. Les logements à loyers modérés, selon les communes, ont été mis aux normes HQE (hautes qualités environnementales). Les logements privés, quant à eux, ont suivis la tendance de la norme HQE mais ceci est difficilement mesurable. Des efforts énormes sont encore à faire. Par exemple, les grandes structures en verre sont surchauffées l’hiver en raison de la déperdition de chaleur, et l’été une sur-climatisation est opérée en raison de l’augmentation de température. De plus, la gestion de nos déchets, qui sont de plus en plus importants, consomme de l’énergie, même pour le recyclage. Nous produisons tous, chaque année un peu plus de déchets que l’année précédente. D’une part, nous sommes soumis à cette consommation, due essentiellement aux emballages de nos biens de consommation. D’autre part, la volonté des groupes produisant nos biens de consommation n’est pas en direction d’une limitation de la production d’emballage. Mais ces emballages ont pourtant un coût, et c’est par ce coût que les entreprises prennent conscience et non par intéressement direct à la réduction de la production de déchets.

Au niveau du retraitement des déchets, il y a des innovations qui ne sont que mineures, mais qui certes, ont le mérite de nous mettre sur la voie. On peut penser aux bioréacteurs produisant du méthane (gaz de ville) à partir de nos déchets organiques.

Il est donc clair que des innovations doivent être mises en œuvre, mais celles-ci ne peuvent l’être sans fonds. Les diverses composantes de la recherche scientifique, malmenée ces dernières années, sont là pour répondre à ces défis et à tous les niveaux. Cependant, il faut nécessairement une contribution politique forte à ces enjeux. Il serait intéressant de continuer d’élargir les primes fiscales au niveau européen envers tout entité juridique qui favorisera ou qui choisira d’utiliser de nouvelles sources d’énergie, continuer de soutenir la recherche quelle soit publique ou privée et surtout encourager les carrières de recherches à l’intérieur de l’Europe auprès de nos jeunes étudiants.

Les grands enjeux environnementaux :

Dans cette période plus que sombre pour la qualité de vie de nos concitoyens à propos de l’emploi, de la qualité de vie, du logement et encore d’autres domaines, il ne faut cependant pas oublier certains points très importants de notre environnement. L’air, le sol et l’eau sont des éléments immuables pour lesquels l’Homme est complément dépendant. En effet, l’eau douce propre à la consommation humaine est un enjeu primordial. Nos rivières bien que plus « propres » que par le passé et qui alimentent les nappes phréatiques ne sont cependant pas dans un optimum écologique. La facilité, en premier lieu, est de jeter directement la faute sur les agriculteurs qui sont en quelques sortent les bêtes noires des mouvements écologistes. Certes, pendant des années l’agriculture, dite intensive, ne s’est absolument pas occupée des écosystèmes dans lesquels elle tirait ses rendements. Or depuis quelques années, grâce à l’INRA et d’autres institutions qui font la recherche agronomique, grâce aux lycées agricoles qui forment de véritables techniciens et ingénieurs, l’agriculture agit en prenant en compte l’environnement. Les intrants (engrais pesticides…) sont dosés très précisément dans les sols et produisent, de fait, beaucoup moins de pollution au niveau des sols. De plus, la recherche agronomique s’intéresse concrètement aux interactions qui existent entre les plantes et les microorganismes (bactéries, champignons) et qui permettent de limiter les apports d’engrais ou de pesticides. Les jeunes exploitants sont au fait de ces techniques. Il ne faut pas se voiler la face, les personnes qui gèrent au quotidien l’environnement de nos campagnes sont ces citoyens là : les agriculteurs.

En second lieu, les pollueurs des eaux les plus visés sont les industriels. Il est clair que l’industrie est la plus grosse consommatrice d’eau. Des efforts plus importants doivent être demandés aux industriels pour diminuer non seulement leurs rejets polluants aquatiques mais surtout leurs rejets atmosphériques. Après les diverses conventions internationales sur l’environnement, la France avec l’Europe se sont engagées à limiter ces rejets qu’ils soient privés ou publics. Peu de médiatisations ces dernières années ont été pratiquées sur ce sujet au niveau national. Les efforts des collectivités locales favorisant les transports publics ont mauvaise presse certes, mais doivent être signalés et encouragés.

Maintenant tout à chacun, nous devons aussi faire des efforts. Comprendre ce qu’est l’environnement, sa protection et sa gestion n’est pas de notre propre ressort mais celui de l’Etat. Cette dimension éducationnelle doit être mise en place de manière beaucoup plus active et très tôt. Et ici, l’Etat doit montrer l’exemple (le Clemenceau…), doit soutenir la recherche, écouter et apprendre par les acteurs de l’environnement à tous les niveaux.

Ce sujet est extrêmement large, demande des heures de débats qui sont pour certains parfois lourdes, mais qui sont aussi, pour l’idée humaniste en soi, très importantes.

par Denis GUVENATAM publié dans : Environnement
ajouter un commentaire commentaires (11)    créer un trackback recommander

Commentaires

Cet article est très intéressant. Je ne manquerai pas de vous envoyer mes réflexions sur votre blog. D'ailleurs, je pense que votre initiative de créer un blog est très bonne !
commentaire n° : 1 posté par : Jean le: 26/02/2006 15:45:01
Dans le billet je cite un article :

N.Jeuland, X. Montagne and X.Gautrot. Potentiality of Ethanol as a Fuel for Dedicated Engine. Oil & Gas Science and Technology, Institut français du pétrole, 2004, Vol 59, No 6. pp. 559-570.

voici le lien mail ou vous pouvez le lire (c'est publié en anglais)

http://www.ifp.fr/IFP/fr/IFP02OGS.nsf/(VNoticesOGST)/A035F6E8F33537C880256F94003B7A09/$file/jeuland1_vol59n6.pdf?openelement
commentaire n° : 2 posté par : Denis Guvenatam le: 27/02/2006 07:17:08
Un article a été cité dans le billet à propos de l'éthanol comme carburant

vous pouvez taper dans votre moteur de recherche:

"Potentiality of ethanol a fuel for dedicated engine"

cet article a été publié en 2004 par Jeuland et al. dans Oil & Gas and technology - revue de l'institut français du pétrole
commentaire n° : 3 posté par : Denis Guvenatam le: 27/02/2006 07:24:55

Sarah, agricultrice, a posté un message relatif au débat sur l'environnement dans la rubrique consacrée à Ingrid BETANCOURT.

commentaire n° : 4 posté par : Laurent GRANDGUILLAUME le: 27/02/2006 12:21:20

Vos débats sont très intéressants. En matière d'environnement, je pense qu'il faut faire le contraire de ce que fait le gouvernement actuel qui n'a pas fait grand chose en la matière depuis 2002.

commentaire n° : 5 posté par : Paul le: 27/02/2006 14:52:21

Je suis d'accord l'environnement est un domaine où chacun peut agir directement par des petits gestes de tous les jours. Néanmoins, je m'interroge sur quelques données: il y a 35 ans nous (les américains mais finalement l'humanité) allions sur la Lune et pour des considérations géopolitiques (soyons francs) on nous rétorque qu'à l'heure actuelle d'autres sources d'énergie que le pétrole ne sont pas possibles pour faire avancer nos voitures. Certes il n'y a pas de solutions miracles (nucléaires, solaire, ...) car on connait le théorème de NIMBY (pas dans mon jardin!).   D'accord Total fait des profits monstrent alors on ne va pas remettre notre industrie en question. Mais à qui profite véritablement ces profits d'aujourd'hui ....certainement aux générations de salariés qui ne sont pas encore nés. Par ailleurs je comprend le souci du "politiquement correct" qui ne peut pas du jour au lendemain remettre en question l'ordre économique mondial : pétrole de l'OPEP pour les pays demandeurs et en retour achat de nos exportations et fiancement des déficits américain. Mais ce mode de croissance bénéficie-t-il aux habitants des pays producteurs (pas selon les indicateurs de développement humain), bénéficie-t-il aux pays importateurs (à court terme peut-être )? Il faudrait peut-être dans la stratégie de Lisbonne (une Europe de la connaissance) mettre en pratique ces bonnes intentions . Ceci ne peut provenir de Total, ou autres industriels qui ne voient qu'à court terme pour certains (pas tous je ne suis pas contre les entreprises et les profits bien au contraire il en faut) mais d'une véritable politique publique , une relance qualitative des dépenses de l'Etat qui ne se concentre pas sur des résultats hautement discutables de rentabilité de la dépenses. Le gouvernement actuel confond entreprise et Etat, société financière et société civile en appliquant des critères de gestion et gouvernance qui sont en total dinadéquation avec le rôle de l'Etat (ou de L'Etat-Europe) dans une optique intergénérationnelle.


Et par mlheur ce discours managérial fait passer la droite pour progressiste alors qu'elle foncièrement conservatrice: elle ne s'occupe que de la dette pour les générations futures sans voir que sa gestion de l'actif n'est rentable que pour quelques années et pour une minorité. Je ne connais pas d'entreprise qui ait une aussi longue durée que l'Etat (quelque soit les restructuration qu'il subisse). A voir si la droite pense pouvoir le faire!

commentaire n° : 6 posté par : Juline Gauthey le: 27/02/2006 15:53:27

Il suffit de voir ce qui se passe avec SUEZ et GDF, le gouvernement est en train de faire une privatisation masquée. Le gouvernement nous prouve ainsi que sa loi est la loi du mensonge.


Il est primordial de diversifier les sources d'énergie sans quoi les générations futures auront de grosses difficultés. L'Etat doit mener une politique volontariste en ayant une vision de long terme, celle de l'intérêt général. 


Cela implique de changer nos habitudes. Il faut aller plus loin que les discours à l'occasion des sommets internationaux et faire du concret.

commentaire n° : 7 posté par : Laurent GRANDGUILLAUME le: 27/02/2006 17:44:07
To Juline Gauthey:

"Par ailleurs je comprends le souci du "politiquement correct" qui ne peut pas du jour au lendemain remettre en question l'ordre économique mondial : pétrole de l'OPEP pour les pays demandeurs et en retour achat de nos exportations et financement des déficits américains"

Dans l'absolu je suis entièrement d'accord avec ton analyse. Cependant, force est de constater  que l'OPEP et les pays dépendants d'elle, vont dans une période extrêment courte se retrouver le bec dans l'eau. Il faut savoir que nous consommons mondialement de plus en plus de pétrole, et même si nous sommes qu'à la moitié des réserves mondial d'or noir il ne reste pas 150 ans à consommer.

Alors ce que font toutes ces compagnies et les Etats n'est que naturel, je m'explique.

Nous sommes confronter concrêtement à quoi?
Des états, des regroupements d'états sont les prédateurs de la proie pétrole. Quand bien même, les pays de l'OPEP distille leur ressource, ils possèdent celle-ci. Alors après les négociations qu'il y a eu depuis des dizaines d'années (guerres commerciales), la dynamique n'est plus la même. En effet, la question à se poser est la suivante:
"comment ces pays (les plus gros consommateurs de pétrole)  vont-ils optimiser la réponse à leur manque de cette ressource?"

- justification de la guerre en Irak?
- justification des escalades concernant l'Iran?
- ...

Toutes choses étant égales par ailleurs, l'intérêt  primordial pour ces pays est de mettre la main sur le reste de ces ressources et à n'importe quel prix...

Mais finalement un prédateur passant "en force" peut-il, en définitive, passé devant un prédateur qui prend le temps de mettre en place des stratégies alternatives?

Economiquement tout ceci peut être calculer ou modéliser. Mais comme nous le savons tous, les modèles n'ont de valeur que pour leurs auteurs... Des modèles alternatifs existent et je suis foncièrement persuader que nous pouvons et que nous devons envisager bien en amont ces solutions.

Nous nous sommes targués du slogan "En France, on a pas de pétrole, mais des idées..." et bien justement on a pris énormément de retard, à nous d'être consommateurs malins et non  des prédateurs d'une ressource unique...
commentaire n° : 8 posté par : Denis Guvenatam le: 27/02/2006 18:27:48

to Denis Guvenatam


Je suis d'accord avec ta réponse , on a bien compris que c'est un enjeu complexe économique, politique, écologique.... . Néanmoins, sur les ressources pétrolières je me pose une question. Je ne suis pas adepte de la théorie du complot et je ne crois guère au surprise qui tombe à pic mais le club de Rome nous annonçait une raréfaction du pétrole il y a presque 40 ans. Pas de chance leur prophétie qui se aurait pu être autoréalisatrice ne s'est pas avéré. Je pense qu'il y a encore du problème mais il coutera de plus en plus cher et forcéra les pays demandeurs (de plus en plus nombreux) à une surenchère, sauf pour ceux qui ont des ressources propres (bonne stratégie des Etats Unis d'ailleurs). Comme pour l'autosuffisance alimentaire il faut dans un monde en concurrence exacerbé ene pas uniquement compter sur la philanthropie et la diplomatie d'Etats (pour ne pas dire big boss) producteurs. L'Afrique ne profite guère de nos ressources alimentaires qui pourraient pourtant être un ressort pour leur assurer ensuite un développement .....


Donc conclusion provisoire: Malthus nous annonçait que nous ne pourrions nourrir tous les hommes et Gandhi affirmait la même chose. Toutefois les logiques étaient différentes: pour Malthus rendements décroissants (sphère de la production) , pour Gandhi avidité des hommes (sphère des échanges). Malgré les différences (je suis d'accord avec Gandhi) le problème n'est pas celui de la raréfaction absolue du pétrole (je n'y crois guère) ni celui de sa raréfaction relative (les prix augmenteront) mais de ses effets (pollution, dépendance énergétique.qui sont les gagnants qui sont les perdants...) . Comme toute dépendance lorsqu'on veut minimiser les risques mieux vaut ne pas mettre ses oeufs dans le même panier. C'est donc je l'espère des deux côtés , l'augmentation des prix (logique marchande) et l'augmentation de la prise de conscience (logique politique civique et mondiale , logique du club de Rome, écologique) que l'Europe, la France et ses habitants réaliseront ce que nombres de personnes annoncent aujourd'hui.   

commentaire n° : 9 posté par : Julien Gauthey le: 28/02/2006 10:41:51

je voudrais juste ajouter au débat la notion de consommation globale,


en effet il faut beaucoup d'energie  pour produire mais aussi pour les detruire !!


je pense qu'une fois qu'un objet est produit on a trop tendance a le remplacer plutot qu'a le reparer quand il y a un defaut , en effet ca coute moins cher financiérement ...


mais quid de l'energie consommée pour produire encore et encore, quid des matiéres premiéres qu'on consomme sans reflexion a long terme ?

commentaire n° : 10 posté par : l'irlandais le: 10/03/2006 19:29:15

« Nous avons connu en France un développement important qui nous conduit à ne plus être aussi indépendants énergétiquement ». Le problème de l’indépendance énergétique n’est qu’un aspect. Le problème principal est que la planète est finie : nous avons consommé en deux cents ans ce que la Terre, en ressources fossiles, a mis plusieurs milliards d’années à réaliser. Et dans quelques décennies nous n’aurons plus rien ! Plus rien !

 



« La problématique, concernant le nucléaire en tant que tel, est la maîtrise des déchets liée au fonctionnement de nos réacteurs ». La maîtrise des déchets est une des problématiques du nucléaire, pas la seule. Certes la maîtrise des déchets est une problématique importante ; et elle est loin d’être résolue. Donc, arrêtons d’avancer sur cette route tant qu’elle n’est pas davantage balisée et sécurisée. Nous en sommes loin ! Et surtout ce n’est pas la seule problématique : coût du retraitement ? coût du démantèlement ?Etre responsable , c’est dire  tout de suite « Non à l’EPR » .

 



 « Il ne faut pas négliger les solutions de remplacements des sources d’énergie » : tout à fait d’accord. Raison de plus pour commencer le plus vite possible. Pourquoi un tel retard, par exemple sur les Allemands ?

 



 « Plusieurs solutions s’offrent à nous : l’énergie solaire,; les biocarburants » .N’oublions pas l’éolien ; mais surtout le plus grand gisement d’énergie, c’est celle qu’on ne consomme pas : n’oublions pas de faire des réductions massives d’énergie, en isolant beaucoup mieux les bâtiments ; en diminuant considérablement la circulation des camions, au profit par exemple du fret ferroviaire ; en multipliant les transports en commun. Et surtout, surtout, en arrêtant toutes  les politiques qui poussent au gaspillage et à toujours plus de consommation.



 



« La facilité, en premier lieu, est de jeter directement la faute sur les agriculteurs qui sont en quelques sortent les bêtes noires des mouvements écologistes ». N’attaquons pas les paysans, ce ne sont pas eux les responsables, regardons plutôt du coté de leurs fournisseurs de pesticides par exemple,  et de ceux qui les ont jetés dans les politiques productivistes que l’on connaît.



 




 




 




 

« Nous avons connu en France un développement important qui nous conduit à ne plus être aussi indépendants énergétiquement ». Le problème de l’indépendance énergétique n’est qu’un aspect. Le problème principal est que la planète est finie : nous avons consommé en deux cents ans ce que la Terre, en ressources fossiles, a mis plusieurs milliards d’années à réaliser. Et dans quelques décennies nous n’aurons plus rien ! Plus rien !

 



« La problématique, concernant le nucléaire en tant que tel, est la maîtrise des déchets liée au fonctionnement de nos réacteurs ». La maîtrise des déchets est une des problématiques du nucléaire, pas la seule. Certes la maîtrise des déchets est une problématique importante ; et elle est loin d’être résolue. Donc, arrêtons d’avancer sur cette route tant qu’elle n’est pas davantage balisée et sécurisée. Nous en sommes loin ! Et surtout ce n’est pas la seule problématique : coût du retraitement ? coût du démantèlement ?Etre responsable , c’est dire  tout de suite « Non à l’EPR » .

 



 « Il ne faut pas négliger les solutions de remplacements des sources d’énergie » : tout à fait d’accord. Raison de plus pour commencer le plus vite possible. Pourquoi un tel retard, par exemple sur les Allemands ?

 



 « Plusieurs solutions s’offrent à nous : l’énergie solaire,; les biocarburants » .N’oublions pas l’éolien ; mais surtout le plus grand gisement d’énergie, c’est celle qu’on ne consomme pas : n’oublions pas de faire des réductions massives d’énergie, en isolant beaucoup mieux les bâtiments ; en diminuant considérablement la circulation des camions, au profit par exemple du fret ferroviaire ; en multipliant les transports en commun. Et surtout, surtout, en arrêtant toutes  les politiques qui poussent au gaspillage et à toujours plus de consommation.



 



« La facilité, en premier lieu, est de jeter directement la faute sur les agriculteurs qui sont en quelques sortent les bêtes noires des mouvements écologistes ». N’attaquons pas les paysans, ce ne sont pas eux les responsables, regardons plutôt du coté de leurs fournisseurs de pesticides par exemple,  et de ceux qui les ont jetés dans les politiques productivistes que l’on connaît.



 




 




 




 




 




 




 




 




 




 




 



 





 




 




 




 




 




 




 


commentaire n° : 11 posté par : henri le: 09/04/2006 21:59:53

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Images aléatoires

Album photos

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
transfert nom de domaine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus