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Mercredi 27 décembre 2006

Nous vous souhaitons de passer de bonnes fêtes de fin d'année.

Rendez-vous en 2007 pour construire ensemble le changement !

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : Psdijon
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Mercredi 27 décembre 2006

Christophe NOYE et Christophe GUILLUY,   Atlas des nouvelles fractures sociales en France - Les classes moyennes précarisées et oubliées, Autrement, 2004. Réed. 2006.

 

La France aujourd’hui ? Une société dans l’ensemble intégrée, grâce aux fameuses classes moyennes, à laquelle s’opposent des minorités, plus marginales, issues de l’immigration et concentrées dans les quartiers dits difficiles ? Ce portrait souvent brossé par les médias et les discours politiques est en fait bien loin de la réalité. L’Atlas des nouvelles fractures sociales en France vient s’inscrire en faux par rapport à cette conception confortable intellectuellement. Le plus grand mérite de ce petit opuscule est sans aucun doute de briser les miroirs aux alouettes et d’affirmer dans son sous-titre que «les classes moyennes [sont] oubliées et précarisées».

L’analyse de Christophe Guilluy et Christophe Noyé s‘appuie principalement sur les résultats du dernier recensement de la population de 1999. Graphiques et cartes organisés par double page livrent une radiographie de la population, de ses «classes» et du territoire français. La pédagogie est simple et la démonstration assez impitoyable :

- Les métropoles et l’accès au progrès pour les bourgeois traditionnels et les fameux «bobos», nouvelle bourgeoisie intellectuelle mais qui se veut sociale.

- Les périphéries, de plus en plus éloignées et sous-équipées pour les couches populaires qui ne peuvent plus se permettre de payer un loyer en ville. Certes, grâce au parc social et au logement inconfortable, des poches plus populaires demeurent dans les villes.

Les auteurs préfèrent donc à l’expression « la France d’en bas » celle de « France périphérique ».

 

Les principales conséquences sociales de l’exclusion spatiale des villes centres sont le repli sur l’individu et son habitat, et par là, la désorganisation des classes populaires. Car le départ du centre se fait souvent au prix de l’accession à la propriété. Le cadre de vie et sa préservation sont du coup surinvestis par ceux qui ont dû quitter des centres urbains bien équipés pour des zones de plus en plus éloignées des centres, donc souvent rurales. La relégation dans des banlieues populaires, identifiées culturellement et politiquement représentées par le parti communiste a ainsi cédé la place à une France populaire aphone. En effet, les classes populaires, quoique toujours majoritaires, se sont retirées du monde associatif et sont de moins en moins syndiquées, en général. La conséquence ultime de cette lente perte de voix qui s’est faite dans les vingt dernières années est la constitution d’une sorte de contre-culture par opposition aux partis politiques de gouvernement. Contre-culture qui s’est traduite par une forte abstention conjuguée au vote extrême (principalement Front national) lors des derniers scrutins.

 

La conclusion de cet atlas tire la sonnette d’alarme et nous rappelle l’urgence de la situation. C’est un appel à oublier les discours déconnectés sur la mixité sociale et l’intégration, afin de mieux se saisir de questions telles que la surévaluation foncière ou la précarisation des salariés les plus modestes.

 

par Section de DIJON du Parti Socialiste publié dans : Lire
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Samedi 16 décembre 2006
par Section de DIJON du Parti Socialiste publié dans : Présidentielle 2007
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Samedi 16 décembre 2006

Une nouvelle rubrique est créée sur notre blog afin de vous faire découvrir différents livres portant sur l'histoire du socialisme. Cette rubrique sera animée par Jean Philippe CONTESSE que je remercie.

Premier article : "Serge BERSTEIN, Léon Blum, Fayard, 2006"

 

 

 

Serge Berstein, qui a beaucoup travaillé sur le parti radical a voulu montrer Léon Blum dans son époque en menant une étude minutieuse des réalités politiques.

 

  La  personnalité de Léon Blum éclaire son parcours politique : son sens de la justice, son intelligence analytique, son courage personnel et son humanité expliquent nombre de ses attitudes et l’attachement qu’il a pu susciter.

 

Mais son parcours ne fut pas linéaire. Léon Blum ne se destinait pas à la vie politique. Il y est venu tardivement. Il avait 48 ans au moment où son fameux discours au congrès de Tours lui a donné un rôle national. Jeune, il voulait avant tout être écrivain et il a vécu éloigné de la politique active presque la moitié de sa vie d’adulte. L’affaire Dreyfus lui a certes donné des valeurs et un engagement à gauche. Il y a rencontré la forte figure de Jean Jaurès en qui il a reconnu un « maître ». Mais l‘unité socialiste de 1905 ne l’entraîna pourtant pas dans le militantisme. Ses idées politiques étaient celles d’un socialiste humaniste passablement éloigné du marxisme. Mais le tournant se produit pendant la guerre et tout se passe comme si Léon Blum s’était donné comme mission de préserver le message de Jaurès dans la grave crise qui s’annonçait.

 

 Mais il n’a jamais exercé une maîtrise directe sur l’appareil du Parti. Son influence est venue essentiellement de son rôle intellectuel, de ses responsabilités dans le groupe parlementaire, de la direction politique qu’il a exercée dans Le Populaire par ses éditoriaux. Et pour asseoir cette influence, il a dû veiller à maintenir l’unité d’un parti qui, malgré la scission de 1920, était fortement composite et n’acceptait pas dans sa majorité de n’être plus le « parti révolutionnaire ». Léon Blum a dû ainsi respecter les codes et la culture du parti. La rivalité avec le Parti communiste a pesé évidemment lourd. Mais c’est aussi la question du pouvoir qui a divisé profondément la SFIO. Léon Blum a tenté d’organiser le débat en introduisant une distinction entre « l’exercice » et « la conquête du pouvoir » – tout en acclimatant peu à peu son parti à l’idée de prendre ses responsabilités.

 

C’est finalement la conjoncture – certes, le choc du 6 février 1934 mais surtout le changement de stratégie de l’Union soviétique et de l’Internationale communiste – qui changea la donne. Les socialistes furent en quelque sorte précipités dans les responsabilités. Serge Berstein montre bien le rôle structurant de Léon Blum avant, pendant et après le Front Populaire tant dans son parti qu’en France. L’auteur a raison de dire qu’en 1940, Léon Blum a été « le bouc émissaire idéal du malaise français ».

 

Mais, c’est dans les épreuves qui vont l’accabler à partir de juin 1940 qu’il fut peut-être le plus grand. Au procès de Riom, il a relevé le drapeau de la République face à Vichy. Dans la Résistance et à la Libération, il a espéré un profond renouvellement de la démocratie et du socialisme, qu’il a notamment expliqué dans À l’échelle humaine. Mais l’après-guerre a finalement consacré le paradoxe qu’a été sa vie politique : reconnu comme une figure majeure de la vie française, respecté pour les valeurs qu’il a incarnées pendant ces années d’épreuves, il n’en a pas moins échoué à convaincre son parti de le suivre dans l’évolution doctrinale qu’il proposait avec l’ouverture sur la société française. Léon Blum a été finalement l’homme d’une transition, entre la première génération des fondateurs, celle de Jean Jaurès, de Jules Guesde, d’Édouard Vaillant, et celle pour qui « l’exercice du pouvoir » allait être une donnée.

 

L’ouvrage de Serge Berstein permet de revenir sur les problèmes de fond du socialisme français à travers la personnalité de Léon Blum.

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : Lire
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Mercredi 13 décembre 2006
Ségolène ROYAL sera présente demain matin à DIJON dans le cadre du deuxième congrès national de l'association des régions de France (ARF).
 
En effet, la région Bourgogne accueille le 2ème congrès de l'Association des Régions de France (ARF) les 14 et 15 décembre 2006 au palais des congrès de Dijon. Il est destiné aux élus régionaux et aux membres du conseil économique et social. Sur le thème "Les régions préparent l'avenir". Le site internet de l'ARF : http://www.arf.asso.fr/
par Section de DIJON du Parti Socialiste publié dans : Présidentielle 2007
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