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Le collectif uni(e)s contre une immigration jetable et le Réseau éducation sans frontière qui réunissent de nombreuses organisations dont le parti socialiste appellent à manifester contre l'adoption de la nouvelle réforme du code de l'entrée et du séjour des étrangers, du droit d'asile et les récentes dérives constatées de la de part de l'autorité préfectorale le vendredi 30 juin à 17h30 devant la préfecture de Côte d'Or.
Hier soir avait lieu le vote sur le projet socialiste pour 2007, les résultats à DIJON :
- Taux de participation : 60% (+ 20% par rapport à 2002)
- POUR : 94,2%
- CONTRE : 2,9%
- ABSTENTION : 2,9%
Il faut noter que parmi les votants (416 votants), 40% sont des nouveaux adhérents. Il y a eu quatre fois plus de votants à Dijon pour le projet socialiste le 22 juin 2006 que pour le vote du projet en 2002.
Nous tenons donc à remercier tout particulièrement leur nouveaux adhérents pour leur mobilisation, preuve supplémentaire qu'ils nous ont rejoint d'abord pour porter les valeurs et le projet du parti socialiste.
La mobilisation à Dijon, beaucoup plus importante qu'au niveau national, témoigne du travail que nous avons réalisé collectivement dans le cadre de la fabrique dijonnaise du projet socialiste. Comme quoi le débat appelle la mobilisation, la mobilisation appelle la victoire !
Bravo à toutes et à tous !
Il y a 70 ans, le 20 juin 1936, était promulguée la loi sur les congés payés grâce à Léon BLUM et au gouvernement du Front Populaire. Dès l'été 1936, ce sont 600 000 ouvriers qui partirent en vacances. Pour gérer cette réforme, Léon BLUM avait nommé Léo LAGRANGE (alors sous-secrétaire d'Etat aux Sports et aux Loisirs). Grâce à Léon BLUM, c'est une nouvelle philosophie du corps et de l'esprit qui s'est mise en place, "la condition humaine s'est relevée".
L'économiste Pierre-Yves GEOFFARD a publié une tribune dans le journal Libération du 19 juin 2006 intitulé "Le PS contre des moulins à vent".
Cet économiste juge la proposition du PS d'une hausse du SMIC à 1500 euros bruts en posant la question suivante : "s'agit-il d'un bon outil pour augmenter la part des salaires dans la valeur ajoutée ?".
Il répond par la négative en nous expliquant qu'une telle mesure aurait des effets négatifs sur les importations (une hausse des salaires provoquerait une augmentation des importations venant de Chine par exemple plutôt qu'une augmentation de la production des produits français). Par ailleurs, cette mesure conduirait à l'augmentation du coût du travail et donc serait un frein à l'embauche des moins qualifiés.
1) Monsieur GEOFFARD a t-il une idée de la difficulté de vivre avec 900 euros nets par mois ? Les économistes devraient s'intéresser un peu plus à la notion de bien être et un peu moins aux savants calculs qui ne fonctionnent jamais. Nos économistes ne devraient pas oublier que l'économie est un outil au service des femmes et des hommes et non pas un outil au service de quelques uns.
2) L'argument relatif aux importations est un jugement de valeur car qu'est ce qui prouve qu'une augmentation des salaires les plus bas conduirait inévitablement à une augmentation des importations ? Avant de se poser la question de ces effets négatifs, les économistes devraient plutôt s'interroger sur les effets négatifs des paradis fiscaux, des stocks options, de la spéculation financières organisés par les plus riches. Il faut arrêter de toujours pointer du doigt ceux qui ont le moins. Il y a effectivement une différence entre ceux qui touchent le SMIC en travaillant dur et ceux qui touchent 1500 SMIC par mois en dormant.
3) L'argument du coût du travail nous le connaissons. Cela fait un siècle que les libéraux l'utilisent pour nous faire avaler les baisses de salaires. Et le coût du travail du patron de TOTAL, de CARREFOUR et d'EADS, on en parle quand ?