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Lundi 21 mai 2007

Le Parti socialiste prend acte de la nomination de François FILLON au poste de Premier Ministre comme il était annoncé depuis plusieurs jours.

François FILLON est tout sauf un homme neuf. Il a déjà exercé de multiples responsabilités ministérielles depuis 1993 : Ministre de l’Enseignement Supérieur, Ministre des Télécommunications, Ministre des Affaires Sociales, Ministre de l’Éducation Nationale. Et, à chaque fois, sa gestion a été émaillée de nombreux conflits et de retraits douloureux, notamment la réforme du Bac sous le gouvernement Jean-Pierre RAFFARIN. À tel point qu’il n’avait pas été reconduit par Jacques CHIRAC dans l’équipe de Dominique VILLEPIN. Comment pourrait-il réussir dans le futur, là où il a échoué dans le passé ?

François FILLON a toujours mené des politiques fortement marquées à droite : le dé tricotage de la loi des 35 heures, la suppression des emplois jeunes, une réforme des retraites, injuste et mal assurée dans son financement, une réduction des moyens accordés à l’école. Comme Premier ministre, il mettra en œuvre le projet présidentiel de Nicolas SARKOZY qui annonce une remise en cause du droit du travail, une contraction des moyens des services publics, des hausses d’impôts pour les plus favorisés et les fameuses « franchises » en matière de santé… Bref, il conduira, demain, comme il a conduit hier, une politique de droite.

Communiqué de François HOLLANDE,
Premier Secrétaire du Parti socialiste

par Section de DIJON du Parti Socialiste publié dans : Psdijon
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Lundi 21 mai 2007


La publication récente de deux livres sur la démocratie participative nous donne l’occasion de revenir sur ce thème important, porteur d’espoirs et de renouveau politique :

  • Yves SINTOMER, Le pouvoir au peuple, La Découverte, 178 p., 13 €.

  • Marc CREPON et Bernard STIEGLER, De la démocratie participative, Mille et une nuits, 116 p., 10 €


« La proposition de Ségolène Royal de mettre en place des jurys de citoyens pour évaluer l’action des élus a suscité des réactions extrêmement vives (ont été évoqués pêle-mêle Pol Pot et Mao, la Terreur et Pétain !). L’idée d’une démocratie participative mérite-t-elle autant d’indignité ? Quelles sont ses dynamiques potentielles, à quels défis se heurte-t-elle ? » (Yves Sintomer, La revue parlementaire, décembre 2006)

Yves Sintomer appelle à sortir d’un républicanisme classique à la Sieyès qui pensait que les citoyens « nomment des représentants bien plus capables qu’eux-mêmes de connaître l’intérêt général, et d’interpréter à cet égard leur propre volonté ». Pour lui, « la conscience se fait jour que la politique n’est pas forcément un jeu à somme nulle, où les élus devraient par force perdre du pouvoir s’ils étaient amenés à le partager : si la politique dans son ensemble regagnait en crédibilité, tout le monde n’aurait-il pas à y gagner ? (...)

Bien sûr, la démocratie participative n’est pas une recette miracle et les expériences engagées sont confrontées à une série de défis :

  • Comment assurer une participation quantitativement significative et socialement représentative de l’ensemble des citoyens ?

  • Comment surmonter les problèmes d’échelle et faire du local ou du sectoriel un tremplin plutôt qu’un piège, en évitant les corporatismes et l’esprit de clocher ?

  • Comment intégrer les savoirs citoyens à la modernisation de l’Etat, afin que les services publics soient réellement au service du public ?

  • Comment permettre une délibération de qualité ?

  • Comment la démocratie participative peut-elle déboucher sur plus de justice sociale ?

Elle doit certes affronter de sérieux défis et génère des problèmes nouveaux, mais l’enjeu n’en vaut-il pas la chandelle ? Des budgets participatifs aux jurys citoyens, n’est-il pas urgent de multiplier les expérimentations ? »

Michel Noblecourt, dans Le Monde du 17 avril 2007, à propos des deux ouvrages qui nous occupent, écrit : « C'est bien en amont de la présidentielle que Ségolène Royal a remis au goût du jour la démocratie participative. En novembre 2002, la députée des Deux-Sèvres avait défendu à l'Assemblée nationale la "République des citoyens" fondée sur "la mise en place de contre-pouvoirs". Quatre ans plus tard, candidate à l'investiture socialiste, elle se faisait traiter de populiste en proposant des jurys de citoyens tirés au sort pour évaluer l'action des politiques.

Yves Sintomer a un parti pris, celui d'"avancer résolument" vers cette "utopie concrète" de la démocratie participative. Inquiet de l'"inculture" de nos politiques, le sociologue rappelle que l'outil du tirage au sort fut "massivement utilisé pendant l'âge d'or de la démocratie athénienne". C'est sur ce principe que les inventeurs de la démocratie fondèrent le grand conseil d'Athènes, "la Boulé", jugeant que l'élection relevait d'une "logique aristocratique" conduisant à sélectionner les meilleurs, alors que le tirage au sort garantissait "l'égale liberté des membres de la cité". Les républiques médiévales et renaissantes italiennes restèrent fidèles à cette procédure, avant qu'à la fin du XVIIIe siècle le tirage au sort tombe en désuétude en politique pour être réservé aux jurys d'assises.

Yves Sintomer s'interroge sur l'énigme historique de cette éclipse et relève une étonnante série d'avis favorables. Pour Montesquieu, "le sort est une façon d'élire qui n'afflige personne". Tocqueville juge que "le jury, qui est le moyen le plus énergique de faire régner le peuple, est aussi le moyen le plus efficace de lui apprendre à régner". L'auteur décrit la "floraison d'expériences", du début des années 1970 à la fin des années 1980, aux Etats-Unis, au Danemark, en Allemagne, en Grande-Bretagne, avec les jurys citoyens, les sondages délibératifs, les conférences de consensus. Sans occulter les failles, il dresse un bilan positif : "Contre l'idée rabâchée (...) que le recours au tirage au sort aboutit à désigner des médiocres et des incultes incapables d'orienter la cité de façon sensée, l'expérience montre qu'une participation organisée de façon délibérative n'est pas seulement démocratique mais qu'elle aboutit à des résultats raisonnables."

Le livre des philosophes Marc Crépon et Bernard Stiegler parle même d’un nouvel "european way of life". »

 

par Jean Philippe CONTESSE publié dans : Lire
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Samedi 12 mai 2007
par Section de DIJON du Parti Socialiste publié dans : Psdijon
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Lundi 7 mai 2007

Françaises, Français, mes chers compatriotes et chers amis chaleureusement rassemblés, le suffrage universel a parlé.

Je souhaite au prochain président de la République d'accomplir sa mission au service de tous les Français.

Je remercie du fond du coeur les 17 millions d'électeurs, de citoyens, de citoyennes qui m'ont accordé leur confiance, et je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas.

J'ai donné toutes mes forces, et je continue avec vous et près de vous. Je remercie tous les militants qui ont porté ce grand moment démocratique.

Bien sûr, les militants socialistes, mais aussi tous les autres militants de la gauche et de l'écologie, ceux de Désirs d'avenir, au-delà, toutes celles et ceux qui se sont mis en mouvement.

Gardons intactes l'énergie et la joie des immenses rassemblements populaires, vibrants de ferveur, qui m'ont accompagnée tout au long de cette campagne ici et dans les outre-mer.

J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche.

La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie, et notamment pour les jeunes, partout dans le pays, et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter.

Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique qui rappelle à la République le devoir de respect et d'égalité qu'elle a envers eux.

Ce que nous avons commencé ensemble, nous allons le continuer ensemble.

Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles. C'est la condition de nos victoires futures. Je serai au rendez-vous de ce travail indispensable et j'assumerai la responsabilité qui m'incombe désormais.

Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l'idéal qui nous a rassemblés, qui nous rassemble et qui va, j'en suis sûre, nous rassembler demain pour d'autres victoires.

Gardez confiance, gardez intact votre enthousiasme, restez mobilisés, d'autres rendez-vous démocratiques nous attendent. Et je continue le combat commencé avec vous. Ce que nous avons entrepris portera ses fruits, j'en suis sûre. Ensemble, nous ferons vivre l'espérance, c'est ma conviction de femme de gauche et de progrès.

Vive la République ! Vive la France !"

par Section de DIJON du Parti Socialiste publié dans : Présidentielle 2007
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