Dans la théorie, il y a deux modèles économiques qui s'opposent : l'économie de marché et l'économie planifiée. Aujourd'hui, dans la pratique, nous sommes plutôt dans une économie mixte de marché, l'Etat a encore un rôle de régulateur même si progressivement les moyens d'actions s'amenuisent.
On constate qu'il n'y a plus de «boite à outil universelle» pour réduire le chômage, créer de la richesse, réduire les inégalités...Le système s'est progressivement complexifié par le biais d'interactions multiples entre les acteurs économique.
Il y a aussi une incroyable incohérence dans les actions entreprises, on a l'impression que l'on fait tout et son contraire dans une vision à court terme et parfois sans réelle cohérence.
De nos jours, le marché a besoin d'être maîtrisé. Il s'agit d'une évidence, même les économistes les plus libéraux reviennent sur leurs analyses et souhaitent un renforcement de l'Etat pour mieux maîtriser le marché.
On constate aussi que si le marché a besoin d'être maîtrisé par la puissance publique, la difficulté vient bien du fait que les moyens d'actions ont essentiellement des effets à longs termes alors que le mandat politique reste à court terme et que l'opinion publique demande des résultats rapidement.
Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir l'émergence de nouveaux indicateurs économiques : indicateur de développement humain, indicateurs de pollution...
Une impression de fin de vie d'un système économique est fortement ressentie dans l'opinion publique mondiale. Il faut remettre l'« Homme » au coeur de l'économie, humaniser le système moraliser le capitalisme. Quand les chinois adopteront le niveau de vie des américains, il faudra 5 planètes terres pour assurer les besoins en énergie et alimentation de chacun. Aujourd'hui, ils consomment déjà 30% de la production d'acier dans le monde, 35% des produits pétroliers...
Comment combiner un niveau vie acceptable avec une pérennisation des ressources de la planète et un respect de l'environnement ?
Propositions
Au niveau International, le fonctionnement des institutions (FMI, OMC...) manque de transparence et de lisibilité. Le manque de transparence conduit souvent à des malentendus. C'est le rôle d'un parti politique, c'est le rôle du Parti Socialiste d'établir une grille de lecture pour chacun.
Il est évident que l'Europe reste l'avenir de la France. La France est plus forte dans une communauté de destin de 500 millions d'habitant que seule face aux Etats-unis, l'Inde et la Chine. Par exemple, la lutte contre l'évasion fiscale aura des meilleurs résultats au niveau européen.
Plusieurs autres propositions sont à mettre en oeuvre au niveau européen :
· Augmentation du budget européen,
· Réforme de la Banque Centrale Européenne (BCE),
· Création d'un véritable gouvernement européen,
· Politique des grands travaux (création d'emplois sur place),
· Politique de la recherche et de l'innovation (les emplois demains),
· Statut des dirigeants des grandes Entreprises,
· Avoir comme objectif le plein emploi et une croissance à 3%.
Aujourd'hui, la France est dans une situation catastrophique, la droite est responsable de cette situation. Tous les indicateurs sont dans le rouge : dette publique, déficit commercial, inflation, pouvoir d'achat...
La droite ne sait pas gérer l'économie. La gauche si elle revient aux responsabilités en 2007 héritera d'une situation difficile et une crise financière est possible.
En France, pour agir des 2007, il faudra des moyens financiers et c'est pourquoi une grande réforme fiscale sera nécessaire. Il ne s'agit pas de demander encore plus de cotisations sociales au petites entreprises ou aux artisans, il s'agit de taxer ceux qui échappent à l'impôt (Patrons voyous, stars sans scrupules...), de travailler sur les niches fiscales, d'imposer les mouvents spéculatifs, de mieux équilibrer la taxation entre travail et capital.
Plusieurs autres propositions sont à mettre en oeuvre :
· Valoriser l'impôt (ex de la Suède) et mieux utiliser l'argent public, cela passe aussi par plus de transparence,
· Réformer de la TVA (impôt injuste),
· Mieux répartir les revenus du capital et du travail avec une nouvelle politique fiscale,
· Taxer les propriétaires de logements inoccupés
· Revaloriser les minima sociaux, augmenter le SMIC,
· Taxer les bénéfices plutôt que la masse salariale des entreprises,
· Réformer la redevance audiovisuelle,
· Fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG,
· Remettre le CDI au coeur de l'emploi et travailler à une meilleure lisibilité des aides à l'embauche (aujourd'hui 1 000 aides différentes !),
· Grande distribution : taxe sur les marges arrières,
· Politique de renationalisation notamment dans le domaine des énergies,
· Développer l'actionnariat salarié,
· Ne pas taxer de la même manière les mi-temps et les temps pleins,
· Demander le remboursement des subventions publiques lors des délocalisations,
· Valoriser l'agriculture biologique,
· Mise en place d'un nouveau régime fiscal pour les plus-values à court terme.
Il y a des objectifs à se fixer, ils reposent tous le courage. Jean Jaurès a dit «le courage c'est de comprendre le réel et d'aller à l'idéal». Aujourd'hui, le Parti Socialiste se donne l'objectif d'atteindre l'idéal et pour l'atteindre, l'Homme doit être au coeur du projet. Il faut dans le projet socialiste s'adresser à l'humanisme de chacun plutôt qu'à l'égoïsme de tous.