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Samedi 13 janvier 2007

Aujourd'hui, les militant(e)s de la section de DIJON se sont mobilisés dans le cadre de l'opération "tous sur le pont".

Au moment où Nicolas SARKOZY va être désigné candidat de l'UMP (quelle surprise !), les militants du parti socialiste étaient sur le terrain à la rencontre des dijonnaises et des dijonnais : collages, distributions sur les marchés, .... etc.

Cette mobilisation témoigne de la volonté des socialistes de réussir le changement en 2007.

Dans les semaines qui viennent, quatre cafés débats seront organisés au café le Maréchal, 2 avenue Maréchal FOCH à DIJON, afin de reccueillir les propositions des citoyens pour nourrir le programme présidentiel de Ségolène ROYAL :

- Mardi 23 janvier 2007 à 19h30 sur le thème "Education, formation, qualification, accès à l'emploi, lutte contre toutes les discriminations".

- Mercredi 24 janvier 2007 à 19h30 sur le thème "Vie chère, pouvoir d'chat, petites retraites, dialogue social, efficacité économique".

- Jeudi 25 janvier 2007 à 19h30 : "Lutte contre toutes les formes de violences et d'insécurité".

- Vendredi 26 janvier 2007 à 19h30 : "Environnement et co-développement'.

L'ensemble des propositions issues de ces débats seront transmises à Ségolène ROYAL.

Dans le même temps, un questionnaire sera adressé à tous les habitants du département de Côte d'Or. Ils seront invités à participer à 5 forums départementaux dont un à Dijon, le mercredi 31 janvier à 20h30, salle DEVOSGE, sur le thème "Education, Formation, accès au premier emploi, nouveau pacte avec les jeunes". Il est possible de remplir de formulaire sur le site internet : http://www.ps21.fr

Le Parti Socialiste invite donc les Français au débat ! 

Nicolas SARKOZY est, quant à lui, dans la communication sans fond. En témoigne le site internet http://www.discosarko.com dont le commanditaire est l'UMP (source : LE MONDE 2, 13 janvier 2007, page 18). Nicolas SARKOZY s'y présente comme danseur de night-club pour améliorer son image vis à vis des jeunes. C'est le degré zéro de la politique.

par Section de DIJON du Parti Socialiste publié dans : Présidentielle 2007
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Samedi 13 janvier 2007

Enzo TRAVERSO,   Le Passé, mode d'emploi. Histoire, mémoire, politique, La Fabrique, 2005, 130 p.

 

 L’actualité nous invite à comprendre le passé, à démêler les rapports entre histoire, mémoire et politique qu’entretiennent les sociétés et les individus avec eux-mêmes. Quand le Vatican est embarrassé par le passé d’informateur politique communiste d’un ex-futur archevêque polonais, cela montre qu’un travail de mémoire doit être fait par la société polonaise, travail qui est aussi tellement politique...

Enzo Traverso, politiste et philosophe, enseigne les sciences politiques à l’université de Picardie, et a publié entre autres Les Marxistes et la question juive. Histoire d’un débat en 1990, Le Totalitarisme. Le XXe siècle en débat en 2001, La Violence nazie. Une généalogie européenne en 2002, La Pensée dispersée. Figures de l’exil judéo-allemand en 2004).

Cet essai s’ouvre sur la proposition d’Antonio Gramsci : « L’histoire est toujours contemporaine, c’est à dire politique » et s’articule autour de six contributions, dont certaines ont déjà été publiées :

- Le premier chapitre reprend la question des rapports entre histoire et mémoire. L’historien est certes redevable de la mémoire mais il contribue aussi à la former et à l’orienter.

- Le second, s’appuyant sur la distinction entre mémoires «fortes» et mémoires «faibles», analyse les processus d’historisation de certaines mémoires. Plus la mémoire est «forte», plus sa mise en histoire est susceptible de se concrétiser. L’auteur souligne combien mémoire et histoire interagissent en permanence.

- Le troisième chapitre étudie la posture de l’historien entre juge et écrivain.

- Un quatrième chapitre s’interroge, à partir des situations contrastées de la mémoire de la Shoah comme «religion civile» et l’éclipse de la mémoire du communisme, sur les usages politiques du passé.

- Le chapitre suivant ouvre logiquement sur les dilemmes des historiens allemands. Enzo Traverso montre comment et pourquoi le concept de «fascisme» — jadis central chez les historiens de la RDA — a quasiment disparu de l’historiographie allemande depuis la réunification. Cette disparition est une conséquence du consensus à la fois antitotalitaire libéral et «anti-antifasciste», et de l’émergence d’une conscience historique fondée sur la mémoire de la Shoah.

- Un dernier chapitre analyse les métamorphoses du concept de «révisionnisme». L’auteur préfère ne conserver ce concept que pour la controverse soulevée par Bernstein au sein de la social-démocratie allemande, et signale les dérives d’un usage non contrôlé.  

 Ce petit livre de 130 pages est très stimulant pour qui s’intéresse à l’histoire et à la politique. Il peut être mis à disposition pour prêt à la fédération.

par Jean Philippe CONTESSE publié dans : Lire
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Mercredi 3 janvier 2007
par Section de DIJON du Parti Socialiste publié dans : Présidentielle 2007
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Mercredi 27 décembre 2006

Nous vous souhaitons de passer de bonnes fêtes de fin d'année.

Rendez-vous en 2007 pour construire ensemble le changement !

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : Psdijon
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Mercredi 27 décembre 2006

Christophe NOYE et Christophe GUILLUY,   Atlas des nouvelles fractures sociales en France - Les classes moyennes précarisées et oubliées, Autrement, 2004. Réed. 2006.

 

La France aujourd’hui ? Une société dans l’ensemble intégrée, grâce aux fameuses classes moyennes, à laquelle s’opposent des minorités, plus marginales, issues de l’immigration et concentrées dans les quartiers dits difficiles ? Ce portrait souvent brossé par les médias et les discours politiques est en fait bien loin de la réalité. L’Atlas des nouvelles fractures sociales en France vient s’inscrire en faux par rapport à cette conception confortable intellectuellement. Le plus grand mérite de ce petit opuscule est sans aucun doute de briser les miroirs aux alouettes et d’affirmer dans son sous-titre que «les classes moyennes [sont] oubliées et précarisées».

L’analyse de Christophe Guilluy et Christophe Noyé s‘appuie principalement sur les résultats du dernier recensement de la population de 1999. Graphiques et cartes organisés par double page livrent une radiographie de la population, de ses «classes» et du territoire français. La pédagogie est simple et la démonstration assez impitoyable :

- Les métropoles et l’accès au progrès pour les bourgeois traditionnels et les fameux «bobos», nouvelle bourgeoisie intellectuelle mais qui se veut sociale.

- Les périphéries, de plus en plus éloignées et sous-équipées pour les couches populaires qui ne peuvent plus se permettre de payer un loyer en ville. Certes, grâce au parc social et au logement inconfortable, des poches plus populaires demeurent dans les villes.

Les auteurs préfèrent donc à l’expression « la France d’en bas » celle de « France périphérique ».

 

Les principales conséquences sociales de l’exclusion spatiale des villes centres sont le repli sur l’individu et son habitat, et par là, la désorganisation des classes populaires. Car le départ du centre se fait souvent au prix de l’accession à la propriété. Le cadre de vie et sa préservation sont du coup surinvestis par ceux qui ont dû quitter des centres urbains bien équipés pour des zones de plus en plus éloignées des centres, donc souvent rurales. La relégation dans des banlieues populaires, identifiées culturellement et politiquement représentées par le parti communiste a ainsi cédé la place à une France populaire aphone. En effet, les classes populaires, quoique toujours majoritaires, se sont retirées du monde associatif et sont de moins en moins syndiquées, en général. La conséquence ultime de cette lente perte de voix qui s’est faite dans les vingt dernières années est la constitution d’une sorte de contre-culture par opposition aux partis politiques de gouvernement. Contre-culture qui s’est traduite par une forte abstention conjuguée au vote extrême (principalement Front national) lors des derniers scrutins.

 

La conclusion de cet atlas tire la sonnette d’alarme et nous rappelle l’urgence de la situation. C’est un appel à oublier les discours déconnectés sur la mixité sociale et l’intégration, afin de mieux se saisir de questions telles que la surévaluation foncière ou la précarisation des salariés les plus modestes.

 

par Section de DIJON du Parti Socialiste publié dans : Lire
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