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Dimanche 3 septembre 2006

Nicolas Sarkozy en affirmant clairement son opposition au mariage pour les couples de même sexe clarifie enfin le débat, après des mois d’atermoiement du gouvernement et de l’UMP.

Il succombe aux pressions de l’aile la plus conservatrice de son électorat et donne satisfaction à ceux qui à l’UMP se sont déclarés contre le mariage pour les couples de même sexe, souvent de manière homophobe.

Loin de la rupture qu’il invoque, il se montre incapable d’aller au-delà d’une conception traditionnelle du couple.


La question n’est pas simplement celle de l’amélioration du PACS ou de l’égalité sur le plan fiscal, patrimonial et successoral, mais bien d’une aspiration forte dans notre société en faveur de l’égalité des droits.

Communiqué d’Adeline Hazan,
Secrétaire nationale aux Droits de l’homme

par Section de DIJON du Parti Socialiste publié dans : Droits de l'Homme
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Mardi 15 août 2006

Il faut tirer les leçons de la flambée de violences qui implique une mobilisation de la communauté internationale. Elle doit avoir pour objectif, d’abord un cessez-le-feu, pas seulement humanitaire mais adossé à une solution politique. La communauté internationale doit se mobiliser pour construire cette solution politique.

Pour nous, elle passe par une démilitarisation de la frontière entre le Liban et Israël. Elle devra entraîner le désarmement total des milices pour garantir la sécurité d’Israël et l’intégrité et la souveraineté du Liban.


Mais il faut aussi impliquer la Syrie dans la reconnaissance de cette situation. Si une solution politique n’inclut pas l’ensemble de ces principes, alors dans quelques semaines, quelques mois la situation empirera encore plus brutale.


La France ne doit pas seulement constater qu’elle avait raison, mais elle doit prendre l’initiative en veillant à impliquer l’ensemble des acteurs. Il n’y a pas que l’Iran, mais aussi la Syrie à mêler à une solution pour construire une paix durable.



La France doit prendre des initiatives, par exemple en cherchant, lors du Conseil européen, des bases communes pour peser dans les instances internationales et au Conseil de sécurité. Il faut multiplier les initiatives diplomatiques pour présenter un front commun européen à une solution au conflit au Proche-Orient.

par Section de DIJON du Parti Socialiste publié dans : Droits de l'Homme
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Vendredi 30 juin 2006
François REBSAMEN, Maire de Dijon et n°2 du PS, est signataire du l'appel du 29 juin 2006 de la LDH - Immigration : "Chasse aux enfants : notre conscience nous interdit d'être complices".
Lien vers le texte de la pétition :
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Mardi 27 juin 2006

Le collectif uni(e)s contre une immigration jetable et le Réseau éducation sans frontière qui réunissent de nombreuses organisations dont le parti socialiste appellent à manifester contre l'adoption de la nouvelle réforme du code de l'entrée et du séjour des étrangers, du droit d'asile et les récentes dérives constatées de la de part de l'autorité préfectorale le vendredi 30 juin à 17h30 devant la préfecture de Côte d'Or.

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Mardi 30 mai 2006
Lettre ouverte à Monsieur Jacques Chirac

Monsieur le Président,

Nous nous adressons à vous en tant que garant du respect des engagements internationaux souscrits par la France et des principes fondateurs de la République française par lesquels elle s'engage à défendre et promouvoir le respect des droits de l'Homme en France et dans le monde. Or, il apparaît que le projet de loi réformant le code d'entrée et de séjour des étrangers et le droit d'asile, adopté par l'Assemblée Nationale et prochainement examiné au Sénat, porte gravement atteinte à ces engagements et à ces principes.

Nous représentons des organisations issues de la société civile qui travaillent, parfois dans des conditions difficiles et périlleuses pour certaines d'entre elles, à la construction d'un Etat de droit et au respect des libertés individuelles et collectives. Nous sommes aux côtés de tous ceux et toutes celles dont les droits sont bafoués. Certains d'entre eux sont contraints de quitter leur pays, soit parce que leur liberté ou leur vie est soumise à l'arbitraire de régimes dictatoriaux, soit, plus simplement, parce qu'ils ne peuvent plus y survivre. Nous n'ignorons pas la complexité de ce sujet qui mêle la France, l'Europe, le monde, et qui ne peut être abordé à coup de slogans ou en flattant une xénophobie toujours grandissante.

Notre propos n'est pas de plaider pour des solutions qui ignorent toutes contraintes, mais d'affirmer avec force notre refus que les victimes de ces situations déjà intolérables soient considérées comme des délinquants et des parias.

De nombreuses associations ont montré en quoi ce projet de loi, ainsi que deux textes récents ayant la même finalité, constituent autant de violations des engagements internationaux de la France, mais vont aussi contribuer à aggraver les situations déjà existantes.

C'est d'abord le droit d'asile qui est réduit à une caricature d'application de la Convention de Genève. Aujourd'hui, être demandeur d'asile, c'est d'abord être un suspect de fraude. Jamais l'on a vu autant les principes de cette Convention foulés aux pieds, ainsi d'ailleurs que le Haut commissariat aux Réfugiés, à sa manière, s'en est ému. Derrières les discours officiels garantissant l'exercice du droit d'asile, c'est en fait une confusion entre l'exercice d'un droit inaliénable et la question de l'immigration à laquelle se livre le gouvernement français.

Nous n'acceptons pas que le droit d'asile soit transformé en une variable d'ajustement des politiques d'immigration. En agissant ainsi, la France viole, non seulement la Convention de Genève, mais les principes qu'elle avait offerts au monde dès 1789.

Le projet de loi qui vient d'être adopté par l'Assemblée nationale s'inscrit dans un processus qui, depuis trois ans, isole les ressortissants des pays étrangers, et notamment des anciennes colonies de la France et réduit leurs droits. De plus, c'est le statut même des étrangers en situation régulière qui a été fragilisé au bénéfice, sans cesse renforcé, d'un arbitraire de l'Etat. Les dernières dispositions proposées exposent très clairement que la France s'appropriera les personnes les plus formées selon ses besoins, et uniquement selon ses besoins. On ne peut exprimer plus crûment une volonté impériale qui réaffirme la primauté de la force sur le droit.

En durcissant considérablement le droit de vivre en famille, en rabotant les possibilités d'intégration, en créant de nouvelles situations inextricables qui ne feront que renforcer le nombre de personnes sans papiers mais non expulsables, en restreignant la possibilité de se marier entre français et étrangers (même européens), la loi présentée par le Ministre de l'Intérieur ne fait que flatter une xénophobie et un racisme dont l'avis de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme montre l'impressionnante progression.

La logique intrinsèque de telles dispositions, c'est de désigner l'Autre, celui qui n'a pas l'apparence d'un « Français » comme un fraudeur et le responsable des maux qui atteignent notre société. Ce sont les mêmes hommes politiques qui ont ainsi cru devoir expliquer la crise sociale des banlieues par la polygamie et l'immigration. Et cette folle logique ne peut que conduire aux pires représentations. Les enfants étrangers scolarisés en France sont donc devenus, à entendre le Ministre de l'Intérieur, une « filière ». Ce ne sont plus, des familles, des gamins ou des adolescents, ce sont des réseaux assimilés à des bandes criminelles alors qu'ils ne sont coupables que de vouloir vivre. Que pensent, Monsieur le Président, des enfants lorsque des membres des forces de l'ordre viennent se saisir de leurs camarades parce qu'ils sont dénués de papiers ? Comment, dans ces conditions, désapprouver ceux et celles qui, en France, au nom de principes internationalement reconnus et admis, ont décidé de refuser ce déni d'Humanité et de restituer à ces enfants, à ces jeunes, leur existence en les protégeant, fût-ce en violant la loi ? La portée inique de ce projet est perçue comme telle par tous les partenaires de la France et en particulier les pays d'émigration dont plusieurs de nos organisations sont issues. Les récentes manifestations auxquelles a donné lieu un déplacement du Ministre de l'Intérieur en sont un premier symptôme. Il y en aura d'autres. Si l'on peut croire, avec un certain cynisme, que la distribution d'aides suffira à estomper ces protestations, c'est oublier qu'être traité de cette manière laissera des traces profondes chez tous les peuples. Aucun de ces peuples n'oubliera le mépris dont il est l'objet pas plus qu'il n'oubliera qu'il est devenu un instrument dans la perspective de la prochaine élection présidentielle. Vous le comprenez, c'est notre indignation et notre révolte que nous vous exprimons. Nous en appelons à votre autorité et à votre conscience afin que ce projet soit retiré et qu'un réel débat démocratique puisse avoir lieu sur ce sujet. Pour notre part, nous mettrons tout en ouvre pour porter assistance aux victimes de cette politique. Nous serons aussi présents dans tous les forums internationaux pour rappeler à la France qu'elle ne peut tout à la fois porter l'image de la « patrie des droits de l'Homme » et instituer des lois et des pratiques qui les méprisent aussi évidemment. C'est pourquoi, nous vous demandons d'ores et déjà, en même temps que le retrait de ce texte, que la France ratifie la Convention internationale sur le droit des travailleurs Migrants et de leurs familles. Vous comprendrez que nous rendions cette lettre publique. Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l'assurance de notre haute considération.

Jean-Pierre Dubois, Président de la ligue française des droits de l'Homme

Sidiki Kaba, Président de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme


Signataires :

-  Ghechir BOUDJEMA, Ligue algérienne des droits de l'Homme (LADH)
-  Houcine ZEHOUANE, Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH)
-  Abdelhamid AMINE,Association marocaine des droits humains (AMDH)
-  Amina BOUAYACH, Organisation marocaine des droits humains (OMDH)
-  Mokhtar TRIFI , Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH)
-  Sihem Bensedrine, Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT)
-  Roger Bouka, Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH)
-  Amourlaye TOURE, Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH)
-  Patrick NGOUAN, Ligue ivoirienne des droits de l'Homme (LIDO)
-  Brahima KONE, Association malienne des droits de l'Homme (AMDH)
-  Boukounta DIALLO, Organisation nationale des droits de l'Homme (ONDH), Sénégal
-  Tine ALIOUNE, Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (RADDHO), Sénégal
-  Fatimata MBAYE, Association mauritanienne des droits de l'Homme (AMDH)
-  Julien TOGBADjA, Ligue pour la défense des droits de l'Homme (LDDH), Bénin
-  Chrysogome ZOUGMORÉ, Mouvement burkinabé des droits de l'Homme et des peuples (MBDHP)
-  Amigo NGONDE, Association africaine des droits de l'Homme (ASADHO), République Démocratique du Congo
-  Dismas KITENGE SENGA, Groupe Lotus, République Démocratique du Congo
-  Paul NSAPU, Ligue des électeurs (LE) Massalbaye TENEBAYE, Ligue tchadienne des droits de l'Homme
-  Jacqueline Moudeina, Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l'Homme (ATPDH) João CORREIA, Civitas, Portugal
-  Dan VAN RAEMDONCK, Association européenne pour la défense des droits de l'Homme (AEDH)

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