Education,
Section de Dijon du Parti Socialiste
Section Jean MOULIN
Mettre l’éducation au cœur de notre projet et du message que nous voulons adresser à la jeunesse, c’est d’abord lui redonner son sens. La droite en a une vision purement instrumentale.
Loin de vouloir s’attaquer aux inégalités fortes qui rendent notre éducation fragile, elle les accentue et, à l’image de ce qu’elle fait dans toute la société, elle segmente les niveaux d’éducation et accroît la division de la jeunesse. Les socialistes considèrent au contraire que l’éducation au sens large, l’école, l’enseignement supérieur, la recherche sont la priorité. Car, elles sont à la base de l’évolution sociale. Une éducation plus juste c’est, à la fois, le moyen et le signe d’une société plus juste et, par là, plus confiante en elle-même. La réussite de notre pays n’est pas séparable de la réussite de ses habitants. Cela passe par une volonté forte de donner aux jeunes les chances les plus égales possibles de réussite et de promotion sociale. A l’égalité des chances contreviennent, on le sait, d’une part l’inégalité des conditions sociales, d’autre part la diversité des jeunes et leurs intérêts différents. A la première, les socialistes ont répondu et répondront demain par une offre de moyens supplémentaires pour les élèves, les étudiants, les familles qui connaissent des difficultés. A la seconde, nous répondrons par des pédagogies plus diversifiées et de meilleures conditions d’accueil.
Deux projets entre la droite et la gauche se font d’ores et déjà face et s’affronteront en 2007. C’est pour cela que le projet des socialistes s’adresse à tous les Français, enseignants, parents, élèves et étudiants, car jamais l’éducation n’a été autant au cœur des préoccupations des attentes, parfois des révoltes des Français. Nous avons conscience de défendre avec l’éducation pour tous un modèle de société qui doit préparer à l’exercice d’une citoyenneté pleine et entière, à l’âge adulte, qui doit donner une qualification durable permettant de trouver un emploi, qui doit permettre l’exercice libre de la raison.
De cela, découle plusieurs principes qui guident nos propositions :
· Notre vision d’une réussite pour tous exclut l’idée d’une orientation précoce dès l’âge de 14 ans comme le fait la droite qui durcit encore plus les destins sociaux et les inégalités.
· Pour instruire et éduquer convenablement tous les enfants, il faut privilégier la lutte contre les inégalités et l’échec scolaire dès la petite enfance, à l‘école bien sûr et hors de l’école ; il faut varier les rythmes d’apprentissage et, où et quand cela est nécessaire, trouver les moyens d’un enseignement en petits groupes de niveaux ; il faut rénover la politique des Zones d’Education Prioritaire, en concentrant les moyens pour les territoires qui cumulent toutes les difficultés mais, également, en développant les aides scolaires et sociales à l’échelle des individus ; il faut permettre la poursuite de la scolarité, après un brevet rénové sanctionnant l’acquisition d’une culture commune, en organisant mieux les filières des lycées, davantage liées à des projets d’orientation professionnelle. C’est en luttant pour la justice sociale, avec une diversification des moyens, la présence d’adultes plus nombreux dans les établissements que seront mieux réunies les conditions d’une éducation dans la sérénité, la première des exigences pour les enseignants et les élèves.
· Toute tentative de réforme en profondeur de l’éducation nationale échouera si l’on ne réforme pas également l’enseignement supérieur, et tout particulièrement le premier cycle universitaire où le taux d’échec est trop élevé. Les moyens pour l’enseignement supérieur sont en cause, ils ne sont pas à la hauteur de l’exigence d’une société de la connaissance. Mais, il en va aussi, pour porter l’intelligence française au meilleur niveau, de la nécessité de restructurer l’ensemble de notre système, les universités, les grandes écoles, les organismes de recherche pour créer de grands « pôles » structurant notre enseignement supérieur.
· La nécessité d’évoluer dans son métier est un des principes qui s’imposeront de plus en plus dans une société de la connaissance. Tout ne se jouera plus dans la seule formation initiale. La nécessité d’une formation tout au long de la vie sera une obligation pour l’individu, une exigence pour la société, un devoir pour l’action politique.
Pour redonner confiance dans l’éducation, nous sommes convaincus qu’il faudra le soutien et l’action de tous. Les enseignants, d’abord, qui doivent voir améliorer les conditions de leur métier, tant en ce qui concerne leur formation que leurs évolutions de carrière. Les personnels concourant au bon fonctionnement de l’école. Les parents dont le rôle est fondamental et qui doivent être associés au projet éducatif de leurs enfants. Les jeunes, évidemment, qui, à tous les niveaux du système éducatif doivent être respectés, encouragés, responsabilisés.
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