Les principales propositions faites par les citoyens dijonnais qui ont participé au débat public organisé par la section de Dijon du PS, animé par Alain MILLOT et Laurent GRANDGUILLAUME, le 12 avril sur la Sécurité, dans le cadre du projet socialiste pour 2007 :
Depuis 2002, contrairement à ce que Nicolas Sarkozy affirme, l'insécurité en France est en constante augmentation. La droite maquille les chiffres pour faire penser au plus grand nombre qu'elle est la seule en capacité de faire respecter la loi (thème de la campagne présidentielle de 2002, largement appuyé par les médias TV).
Il faut dire la vérité aux français : l'insécurité touche d'abord et principalement les catégories les plus modestes. La gauche et le Parti Socialiste doivent affirmer que ce thème n'est pas réservé à l'UMP et aux conservateurs.
Dans beaucoup de pays européens la sécurité ne se résume pas à un clivage national gauche/droite comme en France. Ainsi, la prise en compte de la sécurité n'est pas faite autour de l'Etat mais plutôt autour des régions/territoires. Il n'y a pas d'instrumentalisation de la thématique sécuritaire.
Première action à mettre en oeuvre une fois de retour aux responsabilités :
- rétablir la police de proximité (dispositif mis à mal par la droite) qui a fait ses preuves lorsque la gauche était en responsabilité.
- Le dialogue, la prévention et l'écoute doivent être privilégiés.
- Aujourd'hui, il faut séparer «l'insécurité effective» du «sentiment d'insécurité».
- Il faut absolument éviter que la France se divise en deux, d'un côté les riches avec des quartiers sécurisés et de l'autre les laissés-pour-compte.
- Il faut rappeler que plus de sécurité pour tous, c'est aussi plus de mixité sociale. La France a besoin d'un maximum d'intégration car la violence vient aussi du manque de respect.
- La vidéo surveillance, même si elle coûte très cher, peut aussi être un bon outil pour sécuriser un quartier ou un périmètre bien précis mais cette question suscite beaucoup de débats. L'Etat pourrait faire des efforts de subvention.
- Si la fusion gendarmerie/police semble difficile, on peut tout de même imaginer un redéploiement des moyens à coût égal. Il faut aussi restructurer les secteurs d'intervention pour faire des économies d'échelles et être plus efficace.
- Les effectifs doivent s'attacher à plus de médiation lors des conflits.
- Il faut aussi indiquer que les Conseils Locaux de Prévention de la Délinquance (CLPD) sont des bons outils pour prévenir des situations difficiles (réunion de plusieurs partenaires ex à Dijon : DIVIA, Maire...).
- Généraliser les correspondants de nuit au niveau national semble aussi une bonne idée (preuve de leur efficacité sur Dijon).
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