ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander

Les déclarations contradictoires sur le service minimum révèlent une certaine improvisation au sommet de l’Etat.
Après avoir vu son rôle diminué par un président omnipotent, voilà que le Premier Ministre est maintenant corrigé par ses Ministres et par son propre porte-parole.
Comme pour la TVA sociale, François Fillon a pourtant eu le mérite d’une certaine franchise. Il a dit tout haut ce que le gouvernement prépare et discute tout bas.
Le Parti socialiste s’élève contre cette perspective d’un service minimum dans l’éducation. Cette proposition du Premier Ministre apparaît comme une provocation au moment où le gouvernement s’apprête à supprimer 17 000 postes dans l’éducation en 2008. La meilleure façon d’assurer la continuité du service public c’est de donner les moyens aux enseignants d’assurer leur mission auprès de leurs élèves.
Les
comptes de la sécurité sociale continuent de se dégrader. Cette nouvelle dégradation intervient après un quinquennat calamiteux qui a vu le déficit des comptes sociaux dépasser les 50 milliards
d’euros.
Pour l’année 2007, nous sommes très loin des prévisions optimistes, à usage électoraliste, délivrées à la fin de l’année 2006 par Xavier BERTRAND.
Le déficit de la branche vieillesse atteindra, en 2007, au moins 4,5 milliards d’euros, soit au moins 1 milliard de plus qu’annoncé initialement. L’échec de la
réforme Fillon de 2003 est là ; à l’injustice sociale et à l’impréparation de l’avenir, s’ajoute l’inefficacité comptable.
Le surcroît de dérapage des comptes de l’assurance maladie devrait s’élever à 2 milliards d’euros : nous sommes loin des 3,9 milliards de déficit prévus, dans le
PLFSS 2007, puisque nous atteindrons sans doute les 6 milliards.
L’alourdissement de toutes les dépenses et notamment de celles des soins de ville explique cette contre performance. L’engagement de Philippe DOUSTE BLAZY, de 2004,
d’équilibrer dès 2007, les comptes de l’assurance maladie, n’est pas honoré, il s’en faut de beaucoup.
La multiplication des forfaits de déremboursements depuis 3 ans, au détriment des assurés sociaux et des malades, n’a servi à rien, si ce n’est à creuser toujours
davantage les inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins. Les déficits se succèdent et s’amplifient.
Les mesures concoctées pour tenter de réduire ce nouveau dérapage des comptes de l’assurance maladie n’échappent pas à la règle. Le principe du forfait à l’acte,
remplaçant le forfait par jour, représente un pas de plus dans la fragilisation et la culpabilisation. Il prépare le terrain à la mise en place des franchises médicales chères à l’UMP, au-delà de
la cacophonie gouvernementale sur le sujet. La droite cautionne implicitement l’implosion et la privatisation de la protection sociale.
Cette approche écarte les questions cruciales de la prévention et de l’égalité d’accès aux soins et à la santé.
Communiqué du Bureau national
| Mai 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||||||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | ||||
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||||
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | ||||
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||||
|
||||||||||