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Dimanche 27 avril 2008
 

Les Mémoires de Robert Verdier (L’Harmattan, 2005), outre qu’elles sont très accessibles pour le lecteur, faciles à lire, nous intéressent à plusieurs titres :

D’abord, Robert Verdier incarne plus d’un demi-siècle d’histoire socialiste française, parfois mal connue. Né en 1910, dans un milieu protestant et républicain, il devient professeur agrégé de lettres en 1932. Ce sont les évènements du 6 février 1934 (émeutes des ligues d’extrême-droite contre la République) qui l’incitent à s’engager : ce sera la SFIO. Il adhère aussi à la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et au CVIA (Comité de Vigilance des Intellectuels Antifascistes). En 1943, il devient secrétaire général adjoint de la SFIO reconstruite par Daniel Mayer dans la Résistance. Jusqu’en 1950, il est le principal collaborateur des dernières années de Léon Blum, en tant que directeur adjoint du Populaire. Député de 1951 à 1958, il combat alors pour la décolonisation, s’opposant à Guy Mollet qui dirige le parti et le gouvernement de 1956 à 1958. Co-fondateur du PSA (Parti socialiste autonome) puis du PSU qu’il quitte en 1965 pour militer dans les clubs de la gauche non communiste, Robert Verdier sera aux côtés d'Alain Savary, secrétaire du nouveau parti socialiste de 1969 à 1971. Il participe au congrès d'Epinay (1971) qui voit l'entrée et la prise du parti socialiste par François Mitterrand. Acteur devenu spectateur, il évoque ensuite 1981 puis en arrive vite à 2002, le 21 avril. Celui qui fut peu soucieux de faire carrière, bien qu’il fut très présent, pose alors la question : « Pourquoi la France est-elle le seul pays d’Europe occidentale où les voix de la gauche se dispersent sur un si grand nombre de candidats ? »

Robert Verdier n’a donc raté aucun des grands rendez-vous – antifascisme, résistance, décolonisation, défense de la République en 1958, clubs et rénovation de la gauche de 1958 à 1971, droits de l’homme… – se situant en chaque occasion dans le camp des militants les plus lucides sur les événements.

Ensuite, ces Mémoires sont une source irremplaçable sur la résistance socialiste avec de beaux hommages à ses compagnons martyrs : Brossolette, Malroux, Lebas…Il rend compte des positions de chacun, ce qui doit au hasard des rencontres dans l’entrée dans un réseau, à la chance et à la malchance dans la partie engagée avec l’occupant : la guerre bouleverse tout et les trajectoires des socialistes se complexifient (ainsi, Depreux, ancien pacifiste rejoint la résistance ; Zyromski, ancien belliciste se replie dans l’attentisme puis adhère au PC à la Libération). Beaucoup d’amis meurent dans les camps nazis (Lebas, Dunois et bien d’autres). Membre de l'Office Universitaire de Recherche Socialiste (OURS), Robert Verdier fut d’ailleurs à l'initiative du colloque sur Les socialistes en résistance en 1998.

Enfin, si Robert Verdier décrit de l’intérieur les luttes internes, les débats entre majoritaires et minoritaires d’une SFIO qui respecte toujours le droit à s’exprimer, il fut aussi très présent sur le terrain de la social-démocratie : c’est un grand apport de ces Mémoires. Il a écrit sur les rapports avec le PC (1977) et termine d’ailleurs ses Mémoires par ces phrases :

« Lénine, très bon polémiste, a tenté de déconsidérer la social-démocratie. La transformation de social-démocrate en social-traître, social-flic, social-fasciste était assurément une très habile opération. Les socialistes ont eu du mal à se délivrer de cette étiquette qui, pendant longtemps, a fait oublier qu’au vingtième siècle, c’est le léninisme stalinisme qui a été la véritable trahison de l’idéal socialiste. J’ai approché quelques personnages de la social-démocratie européenne. Il m’est impossible de les considérer comme des traîtres : ni Willy Brandt, qui a revêtu l’uniforme de l’armée norvégienne pour combattre l’armée de son pays au service des nazis ; ni Bruno Kreisky, l’habile chancelier d’Autriche qui avait été condamné par les nazis, sauvé par le réseau des jeunes socialistes qui a organisé son évasion ; ni Jean Lebas, arrêté dès septembre 1940, mort en déportation, ni Marx Dormoy, assassiné par les fascistes français, ni bien sûr, Léon Blum, le Léon Blum de 1936 et du procès de Riom. »



Jean Philippe CONTESSE

par PS DIJON - Fédération du PS de Côte d'Or publié dans : Lire
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Mercredi 26 mars 2008

Les Français, à l’occasion des élections municipales et cantonales, ont exprimé par leur vote une confiance à l’égard de la gauche pour prendre la responsabilité d’une majorité de villes et de départements et une défiance à l’égard de la droite, de l’UMP et du Président de la République par rapport à l’action qui est menée depuis, maintenant, 10 mois.

Les résultats eux-mêmes sont incontestables ; il était d’ailleurs assez risible hier soir d’entendre tel ou tel ténor de la droite dire qu’il n’y avait pas eu de vote sanction, alors même qu’en nombre de villes, en nombre de départements et en nombre de voix, la gauche est majoritaire à la suite du vote des Français.

J’avais moi-même fixé, pour les élections municipales, un objectif de 30 villes. Certains avaient considéré que c’était audacieux, d’autres pensaient que c’était frileux. Je considère que l’objectif est non seulement atteint, mais dépassé. Puisque, par rapport au nombre de villes de + de 20 000 habitants, la gauche gagne 44 villes et, par rapport aux villes de + de 30 000 habitants, la gauche gagne 38 villes. Donc, que l’on raisonne par rapport à 20 000 ou à 30 000 habitants, l’objectif des 30 villes gagnées est plus qu’atteint. Il est bien dépassé.

Ce qui veut dire que sur l’ensemble des villes de France, la gauche –essentiellement sous la direction du Parti socialiste, mais pas exclusivement- est en capacité d’agir dans une large majorité de villes.

Si l’on observe les villes de + de 100 000 habitants –les grandes agglomérations françaises-, le gain est de 9 villes. Il n’y a aucune perte. Ce qui fait qu’à partir d’aujourd’hui, la gauche dirigera 24 des 36 villes de + de 100 000 habitants. Nous avons donc atteint l’objectif pour les élections municipales, quelle que soit la taille des villes, quelle que soit leur localisation. De ce point de vue, le résultat est à la fois local et national car il traduit un mouvement d’ensemble.

En regardant le résultat des élections cantonales, on constate que la gauche est en capacité de gagner 10 conseils généraux –mais nous en connaîtrons exactement le nombre à l’occasion des votes qui interviendront jeudi.

Jamais il n’y a eu en un seul renouvellement une telle poussée. Jamais la gauche n’a été en situation de diriger 60 conseils généraux depuis les lois de décentralisation de 1982. C’est un niveau sans précédent.

Enfin, au-delà des villes, au-delà des départements, si l’on regarde le suffrage lui-même –ce qui en démocratie est le verdict absolu-, la gauche fait dans ces élections municipales et cantonales à peu près 51 % des voix –un peu plus pour les élections cantonales, un petit peu moins pour les élections municipales compte tenu d’ailleurs de la nature des scrutins.

Je constate donc que le succès est là. Il ne peut être nié, limité, amputé. Dans une démocratie, à un moment, quand les Français eux-mêmes se sont exprimés, il y a de l’honneur à reconnaître qui a gagné, qui a perdu. C’est d’autant plus facile que ce sont les Français qui ont remporté cette victoire ; c’est pour eux qu’avec la gauche il y aura des avancées significatives pour le logement, pour le transport, pour la petite enfance, pour l’environnement… Bref, nous sommes obligés par ce scrutin.

Il s’est produit un phénomène qui, souvent dans les élections, est relevé : le second tour a non seulement confirmé le premier, mais l’a amplifié. C’est très différent des élections législatives de l’année dernière où il y avait eu là une correction. Si je puis dire, cette fois-ci il y a eu une confirmation pour adresser une correction.

C’est une victoire collective que celle qui a été remportée à l’occasion des élections municipales et cantonales. D’abord parce que ce sont des équipes locales qui se sont présentées au suffrage. Ensuite, parce que c’est l’ensemble du Parti socialiste, ses personnalités, ses responsables qui se sont mobilisés à l’occasion de ce scrutin.

Enfin, c’est une victoire collective de la gauche et pas simplement du Parti socialiste. Ce résultat est le produit d’une stratégie : celle du rassemblement de la gauche au premier tour et de tous ceux qui étaient en accord avec nos principes, nos règles, nos projets au second tour. Cette méthode, cette démarche que j’ai voulue, ne vaut pas simplement pour les élections municipales et cantonales, mais pour tous les autres scrutins et notamment pour les élections nationales. Il faut d’abord rassembler au premier tour et rassembler à un haut niveau. C’est la dynamique de premier tour qui produit le rassemblement au second tour. Et le rassemblement au second tour se fait autour du projet, des alliances qui ont été conclues et dans une clarté par rapport à l’objectif, celle de l’opposition à Nicolas Sarkozy pour ces élections.

Il nous faut insister sur la portée nationale du scrutin. Certes, ce sont des élections municipales et cantonales. Et il y aura autant de portées du scrutin qu’il y a finalement de villes et de départements. Mais, l’agrégation des résultats, le mouvement qui s’est produit, la force avec laquelle les Français ont exprimé et la confiance vis-à-vis de la gauche pour diriger les villes et les départements et la défiance vis-à-vis de la droite par rapport à la politique qui a été conduite emportent deux conclusions :

• La gauche : elle sort renforcée, certes dans l’opposition qu’elle doit construire face à la présidence de la République et au gouvernement, mais aussi dans son niveau de responsabilités. Nous sommes aujourd’hui en situation de diriger une majorité de villes, d’agglomérations, de départements, la quasi-totalité des régions. Dans une certaine mesure, la gauche exerce une part du pouvoir et elle ne peut pas se dérober. Elle ne peut pas être spectatrice des choix qui vont se faire dans les prochains mois.
Certes, elle ne peut pas être un pouvoir concurrent du Président de la République ou du gouvernement. Certes, elle ne peut pas prendre l’initiative sur des champs qui ne sont pas les siens (la politique salariale, la politique des retraites, la protection sociale) ; il y aurait d’ailleurs un danger de confusion si elle se mettait à prétendre pouvoir agir là où elle n’a pas compétence. Mais, en revanche, partout où la gauche pourra utiliser les compétences dévolues par les lois de décentralisation –y compris en matière sociale, en matière d’éducation, en matière de logement, en matière de formation, en matière aussi de lutte contre les inégalités territoriales- il faut qu’elle aille jusqu’au bout de ses compétences, de ses droits, de ses attributions et des moyens financiers qui correspondent aux compétences dont elle a la charge.

Nous sommes en responsabilité d’une grande partie de nos territoires et nous devons être à la hauteur des attentes qui ont été portées sur nous, y compris même sur le sujet du pouvoir d’achat. Nous nous engageons, dans toutes nos politiques, à maîtriser nos tarifs, maîtriser les prélèvements, agir pour alléger les charges qui pèsent sur les familles pour la garde des enfants, pour l’accompagnement au domicile des personnes âgées, pour la réussite éducative, pour les transports, pour le logement. Nous ferons en sorte que le pouvoir d’achat des Français soit préservé chaque fois que nous interviendrons.

Il y a aussi de la part du Parti socialiste la nécessité, après ce scrutin, de poursuivre la rénovation qui a été engagée, d’aller jusqu’au bout de la clarification de nos idées, de nos pratiques, de nos règles de fonctionnement et d’amplifier encore le mouvement vers le rassemblement de la gauche, condition indispensable pour ses succès futurs. Il y aura donc, lors d’un conseil national le 25 mars prochain, une décision qui sera prise quant au calendrier de nos travaux, au rythme qui sera donné à la rénovation et au processus que j’ai moi-même engagé et qui se conclura nécessairement par le congrès.

Nous considérons que le succès d’hier n’est pas un frein à la rénovation du PS, mais au contraire un aiguillon, un stimulant. Nous avons maintenant besoin de porter un projet collectif qui puisse être travaillé au sein du Parti socialiste, mais avec toute la gauche et les citoyens. De la même manière, tout ce que nous allons engager au plan local servira à la construction de l’alternative. Je suis fier d’être le parti qui gagne les élections locales, mais je suis conscient que cela doit être un levier et non une fin en soi.

• La portée nationale du scrutin : Elle concerne le Président de la République, le gouvernement et la majorité. Rarement un Président de la République, après de 10 mois aux responsabilités, n’aura connu d’échec plus cinglant, déconvenue plus grande, défiance plus affirmée. Il n’y a d’ailleurs aucun précédent d’une telle défaite.
Le Président de la République avait dit qu’il entendrait le message des Français. Maintenant, nous voulons entendre le Président de la République. Car, il y a eu un message : il suppose que l’on comprenne ce qu’est la frustration de beaucoup de nos concitoyens par rapport aux promesses non tenues en matière de pouvoir d’achat. Ce message est aussi celui du rappel, au Président de la République, à son gouvernement, des valeurs républicaines –et notamment de la laïcité. Ce message est aussi celui de l’exigence de justice sociale, surtout à la veille de décisions importantes sur le plan économique et social dans le contexte que l’on sait.

J’adresse, au nom même du Parti socialiste, deux exigences au pouvoir :
La première est un remaniement du Président de la République lui-même et de sa politique ; cela vaut pour le comportement, mais cela vaut surtout pour la politique telle qu’elle est menée.
La deuxième demande est pour une revalorisation immédiate des petites retraites et des salaires.
Pour les petites retraites, il faut maintenant qu’il y ait une augmentation des pensions de reversion, du minimum vieillesse et, d’une manière générale, du taux de remplacement.
Il faut aussi une revalorisation des salaires. Je demande une anticipation de la revalorisation du SMIC dès le mois prochain.

Mais, plus largement, pour prendre toute la mesure et du vote qui vient de s’exprimer et de la situation économique et sociale, comme des décisions qui doivent être prise, je demande au Premier ministre qu’un débat sur les questions économiques, financières et budgétaires soit ouvert dès la reprise des travaux du Parlement et que, notamment sur les mesures qui doivent concerner le pouvoir d’achat, il puisse y avoir la confrontation des propositions du Premier ministre et du gouvernement et celles de l’opposition.

Le scrutin de dimanche doit donc être utile pour les Français qui doivent être accompagnés dans leur vie quotidienne par des villes et des départements qui eux-mêmes doivent porter des valeurs de progrès et utile pour le pays si le gouvernement et le Président de la République en tirent les conclusions les plus évidentes.

par PS DIJON - Fédération du PS de Côte d'Or
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Lundi 7 janvier 2008

Stress, pressions, violences, fatigues, manque de moyens, etc, les métiers de l’hôpital public demandent bien souvent abnégation, dévouement et sacrifice de la part des personnels hospitaliers. Le Parti socialiste observe  une nouvelle fois que malgré les promesses et l’urgence des difficultés - reconnaissance de la pénibilité des métiers, RTT, revalorisation des retraites - le gouvernement FILLON peine à tenir parole.

Des médecins hospitaliers sont en grève depuis maintenant 15 jours pour demander le paiement des heures supplémentaires - 23 millions d’heures supplémentaires impayées et 3,5 millions de jours de congés accumulés dans des comptes épargne temps (CET) par l’ensemble des salariés de l’hôpital. Contrairement aux souhaits du Président de la République, les personnels hospitaliers ne sont pas rémunérés pour l’intégralité des heures travaillées. En sous-effectifs, ils doivent accumuler les heures pour répondre au devoir de service public et ne peuvent pas prendre les congés mérités.

Pour répondre aux problèmes, Madame BACHELOT déclare pouvoir prélever 348,5 millions d’euros au Fond pour l’emploi hospitalier, et demande aux hôpitaux un effort de 324 millions. Le compte n’y est absolument pas. La Ministre semble méconnaître la détresse financière des hôpitaux publics qui sont incapables d’exécuter cette injonction, et connaissent un déficit de près d’un milliard d’euros au terme de l’année 2007.

Le gouvernement illustre encore une fois sa méthode : asphyxie du service public, endettement de l’Etat, incertitudes sur les missions de l’hôpital, sa géographie et son financement.

Le parti socialiste prend acte du calendrier des négociations adopté ce jour, entre la Ministre et les syndicats, et sera très attentif aux conditions d’un accord. Dans l’attente d’actes concrets et financés, le parti socialiste soutient les revendications des personnels hospitaliers en termes de rémunération et de conditions de travail.

Communiqué de Pascal TERRASSE,
Secrétaire national à la Santé,
de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé,
et de Frédéric PAIN, Délégué national aux Hôpitaux

par PS DIJON - Fédération du PS de Côte d'Or
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Vendredi 4 janvier 2008

Retrouvez sur le site national du Parti socialiste : http://www.parti-socialiste.fr les résultats de la convention nationale de ratification des candidats aux élections municipales ainsi que le document national "Des villes et des territoires durables, solidaires, dynamiques et sûrs". 

par PS DIJON - Fédération du PS de Côte d'Or
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Mardi 1 janvier 2008
par PS DIJON - Fédération du PS de Côte d'Or
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